Les quartiers blancs là pour rester à Granby

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La dénomination des quartiers blancs ne changera pas, a dit hier le maire Pascal Bonin.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'appellation des quartiers blancs est là pour rester. Le maire de Granby et le citoyen qui a émis des réserves au sujet de cette dénomination, Apélété Adoukonou, ont convenu d'un «commun accord» de fermer le dossier, a laissé savoir hier Pascal Bonin.

«J'ai téléphoné à M. Adoukonou et, d'un commun accord, après une bonne discussion ce matin (hier), la demande de modification de panneau a été enlevée. Il n'y a plus de dossier», a déclaré le maire Bonin.

De retour de vacances hier, celui-ci n'a pas tardé à mettre un point final au dossier qui a déclenché une tempête de réactions au cours des dernières semaines.

M. Adoukonou s'est présenté au conseil municipal, lors de la dernière séance, pour affirmer que, selon lui, la dénomination des quartiers blancs, où le sel de déglaçage est banni, peut être jugée péjorative. «Je ne crie pas du tout au racisme, mais je pense que ça laisse place à interprétation», avait relevé le Granbyen.

Le conseiller municipal responsable de l'environnement à la Ville, Jean-Luc Nappert, avait, dans la foulée, dit souhaiter que les élus se penchent sur le sujet et qu'il serait préférable que les panneaux soient modifiés. La nouvelle a cependant fait grand bruit sur les réseaux sociaux, suscitant des centaines de commentaires, plusieurs haineux et diffamatoires, à l'endroit de M. Adoukonou.

«M. Nappert aurait dû prendre un peu de recul avant de se prononcer», croit en outre Pascal Bonin, dans les circonstances.

Ouvert aux demandes

Selon lui, l'intervention de M. Adoukonou était légitime. «Le conseil municipal est là pour recevoir toute demande. Mais il a aussi le loisir d'en refuser certaines après analyse», fait valoir le maire Bonin.

Dans le cas présent, il affirme ne voir aucune connotation raciale dans l'appellation des quartiers blancs. Et comme cette dénomination, utilisée depuis 2010, est connue des citoyens, elle est là pour rester. D'autres quartiers blancs feront par ailleurs leur apparition l'hiver prochain, glisse Pascal Bonin.

«Granby est une des villes qui reçoit le plus d'immigrants et autant M. Adoukonou que moi-même ne voulons entacher sa réputation», ajoute le maire, qui réitère le caractère accueillant de la ville pour tous.

Interrogation

Joint hier, Apélété Adoukonou a précisé, d'entrée de jeu, qu'il n'avait pas effectué une demande formelle de changement de panneaux ou de dénomination de quartier. «J'ai posé une question pour savoir si la meilleure appellation est celle-là. Mais ça a pris une tournure où les gens m'ont prêté des intentions et des propos que je n'ai pas tenus», a-t-il dit hier.

Selon lui, avant même que Pascal Bonin le contacte hier matin, d'autres conseillers municipaux l'avaient fait au cours des dernières semaines. «Le maire et les conseillers ont compris ma question et ont eu une oreille attentive. Et je suis satisfait. Mais la décision de garder ou non les pancartes ne m'appartient pas. Elle appartient à la Ville», a relevé hier M. Adoukonou.

À ses yeux, le dossier est clos. Mais il n'a aucun regret. Si un jour, il a à s'adresser aux élus, il n'hésitera pas à le faire de la même façon. Il dit respecter ceux qui ont compris le sens de son questionnement, sans néanmoins partager son opinion. En contrepartie, il trouve «déplorable» ceux qui ont «craché leur venin» sur lui sans raison valable, parfois sans même avoir lu l'article de La Voix de l'Est où son interrogation était relevée.   

 

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