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Samuel Rousseau-Mascolo a fait preuve d'un sang-froid héroïque pour sauver des eaux trois Balinais

Le jeune homme prodigue les premiers soins à... (photo fournie par Samuel Rousseau-Mascolo)

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Le jeune homme prodigue les premiers soins à un rescapé.

photo fournie par Samuel Rousseau-Mascolo

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Antoine Lacroix
La Voix de l'Est

(Granby) Alors qu'il se trouvait en voyage familial à Canggu, sur l'île de Bali, en Indonésie, le Bromontois Samuel Rousseau-Mascolo a fait preuve d'un sang-froid héroïque pour sauver trois personnes d'une noyade certaine, le 12 juillet dernier.

«Je me trouvais sur la plage lorsque j'ai vu trois Balinais, qui ne savaient pas très bien nager, pris dans le courant. Ça semblait impossible pour eux de revenir et ils bataillaient pour avoir la tête hors de l'eau. Il fallait faire quelque chose», explique l'ancien sauveteur du parc aquatique de Ski Bromont, que La Voix de l'Est a joint ce week-end à Bali.

Le jeune homme de 20 ans se précipite alors vers un Balinais sur la plage pour lui demander de venir l'aider à secourir les hommes prisonniers de l'Océan indien. «Le temps comptait. Le gars possédait deux planches de surf. On les a utilisées comme bouées de sauvetage. Lui, il en a pris deux sur sa planche. Moi, j'avais le plus mal en point. Une simple vague aurait pu le faire tomber, tellement il était faible. Je le tenais pour ne pas qu'il glisse», raconte l'étudiant en droit à l'Université de Sherbrooke.

Seulement une douzaine de mètres les séparent alors du bord de la plage, mais le courant est si puissant qu'il faut dix minutes aux deux bons Samaritains pour ramener les Balinais sur la terre ferme. «Mais là, ce n'était pas fini. Il fallait prendre leur pouls, leur respiration, faire les premiers soins pour s'assurer qu'ils vont bien. Heureusement, ils respiraient encore! Mais en même temps, ils avaient un teint bleuté et ils avaient avalé beaucoup d'eau, donc il fallait éviter une noyade secondaire (NDLR: la noyade secondaire se produit lorsque de l'eau s'introduit dans les poumons)», confie Samuel Rousseau-Mascolo.

Détenteur d'une formation de sauveteur, le Bromontois juge alors la situation suffisamment grave pour que les Balinais se rendent à l'hôpital. Les victimes vomissent et sont très faibles, en plus d'avoir un «état de conscience altérée». Mais la barrière de la langue l'empêche de bien faire comprendre ses directives. «J'essayais d'expliquer aux familles des victimes qu'il fallait vraiment qu'elles se rendent à l'hôpital, à une trentaine de minutes de route d'où on était. Je faisais des signes, j'utilisais des mots et à un moment donné, ils ont fini par réaliser que je parlais de docteurs», relate-t-il.

Ils réussissent alors tant bien que mal à placer les Balinais amochés sur des scooters, puisque les ambulances ne peuvent pas venir sur la plage. «Chaque scooter avait une victime. Ils étaient accroupis entre le conducteur et un autre proche qui le tenait par-derrière. Ça faisait donc trois personnes par scooter», s'étonne le sauveteur.

Par la suite, les scooters se sont rendus à l'hôpital de Denpasar, la capitale de la province de Bali.

L'histoire ne dit pas si les Balinais s'en sont bien tirés, Samuel Rousseau-Mascolo n'ayant pas eu de nouvelles d'eux par la suite, mais celui-ci est confiant. «S'ils ont pu rencontrer un médecin, c'est certain qu'ils ont pu être sauvés», dit-il.

Formation

«Si je n'avais pas été là, sûrement que personne n'aurait pu aller les sauver et leur donner des indications par la suite. Ma formation de sauveteur m'a beaucoup aidé et je suis content qu'elle ait pu servir à quelque chose», conclut l'étudiant en droit.

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