Projet d'autopartage: Bromont en voie d'acheter des véhicules électriques

L'achat de voitures électriques usagées Spark de marque... (photo tirée du site de GM Canada)

Agrandir

L'achat de voitures électriques usagées Spark de marque Chevrolet fait partie des options à l'étude par Bromont dans le cadre du projet d'autopartage SauvéR.

photo tirée du site de GM Canada

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) La municipalité de Bromont a récemment emboîté le pas au projet d'autopartage SauvéR. La première phase consistait à tester la Mitsubishi I-Miev durant trois semaines. En parallèle, la Ville devait inventorier sa flotte de véhicules et analyser les besoins de ses effectifs en matière de transport. Jusqu'à maintenant, les résultats semblent concluants. La «Ville branchée» pourrait démarrer un projet pilote dès le début de 2016.

«Le but principal du projet d'autopartage, c'est de favoriser le plus possible l'utilisation de véhicules électriques dans notre flotte. On finalise actuellement l'inventaire de nos voitures. Et visiblement, les indications sont claires. On pourrait passer en phase deux bientôt. Si le conseil le veut bien, on pourrait adopter une résolution pour l'achat d'un ou des véhicules électriques plus les bornes de recharge et l'équipement électronique pour faire de l'autopartage», a indiqué en entrevue le directeur général, Jean Langevin, qui mène le projet en partenariat avec la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

Rappelons que Bromont a déboursé 30 000 $ pour intégrer le programme chapeauté par le bureau d'experts-conseils YHC Environnement. Le Fonds municipal vert de la FMC absorbera la moitié de la facture. Nicolet, Amqui, Rivière-du-Loup, Témiscouata-sur-le-Lac, Deux-Montagnes et Plessisville complètent le groupe restreint de villes participantes. Certaines municipalités sont par ailleurs «plus avancées dans le processus», a mentionné M. Langevin, citant en exemple Plessisville.

En effet, les membres du conseil municipal de la localité des Bois-Francs viennent d'entériner une résolution, le 6 juillet, stipulant que la Ville «s'engage à participer financièrement au projet pilote via l'acquisition d'un ou de deux véhicules électriques à la hauteur maximale de 50 % du coût (valeur du projet calculé par véhicule électrique) ou pour un montant maximal de 30 000 $ par véhicule».

Neuf ou usagé?

Bien que la Mitsubishi I-Miev ait servi aux essais des villes dans le cadre du projet SauvéR, celle-ci ne figure pas parmi les candidates à motorisation électrique que Bromont a dans la mire, a précisé M. Langevin. Pour le moment, la Ville envisage même l'achat de voitures usagées. «On pourrait avoir un avantage pour un lot de Spark (EV) de GM à bas kilométrage pour l'ensemble du groupe, a expliqué le directeur général. On parle de coûts par véhicule d'environ 57 000 $ (incluant les bornes et les équipements d'autopartage). La moitié [de la somme globale] serait financée par le Fonds municipal vert. Reste à voir si c'est plus avantageux de choisir cette option selon les rabais gouvernementaux.»

Or, le programme Roulez électrique chapeauté par Québec, en vigueur jusqu'au 31 décembre 2016, offre des subventions à l'achat ou à la location allant de 2000 $ à 8000 $. Pour être admissibles, les véhicules électriques ou hybrides rechargeables doivent notamment être neufs et provenir du Canada. Selon M. Langevin, de cinq à six mois de livraison sont à prévoir avant de recevoir une voiture prête à intégrer un projet pilote d'autopartage.

Sondage

En dehors de leur utilisation par le personnel de la Ville, les véhicules verts seraient à la disposition d'organismes communautaires. La plateforme d'échange prendrait forme sur internet. La commission scolaire du Val-des-Cerfs et l'Office municipal d'habitation ont déjà été approchés, mais aucune entente de partenariat n'a été conclue, a précisé le directeur général. Le projet SauvéR pourrait également s'élargir aux résidants bromontois. Dans l'optique de connaître les besoins de ses citoyens en matière de transport, la Ville a lancé un sondage en mai. M. Langevin a indiqué qu'à ce jour, une vingtaine de personnes ont rempli les questionnaires sur le site web de la municipalité (bromont.net/section actualités en date du 27 mai). «L'échantillon n'est pas assez grand pour tirer des conclusions, a-t-il fait valoir. On devrait avoir un meilleur portrait d'ici septembre.»

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer