Train de passagers Montréal-Sherbrooke-Vermont: une seconde étape franchie cet automne

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«Nous avons gravi la première marche», affirme la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le projet de train de passagers entre Montréal, Sherbrooke et le Vermont a été remis sur les rails à la fin juin. La mairesse de Bromont Pauline Quinlan, ses homologues de Farnham et Sutton, de même qu'une élue de Cowansville ont pris part à une rencontre avec les dirigeants de la Central Maine&Quebec Railway (CMQ). Ceux-ci doivent se réunir à nouveau en octobre avec des joueurs du milieu touristique et du monde des affaires pour faire progresser le dossier.

Le 26 juin, le groupe a pris place dans un wagon de la compagnie Train-Hôtel, exploitée par l'ex-député François Rebello, l'instigateur de l'entretien. Durant le trajet entre Montréal et Plattsburgh, le président de la CMQ, John Giles, et son bras droit ont évoqué leur vision d'avenir pour le réseau ferroviaire, récemment acquis à la suite des déboires de la Montreal Maine&Atlantic Railway.

«Le souhait de M. Giles est de réparer l'infrastructure pour circuler plus rapidement avec des convois de marchandises. Plusieurs millions de dollars ont été investis par l'entreprise au cours des derniers mois. Avec ces réparations [la vitesse maximale permise] est passée de 10 miles à 25 miles à l'heure. Du côté [de la CMQ], il y a un intérêt réel pour un éventuel projet de train de passagers. Mais pour que le projet voie le jour, il faudrait avoir un rail qui soutienne 40 miles à l'heure», a indiqué Pauline Quinlan, assurant que l'ensemble des élus réunis sont d'avis «qu'il est essentiel de continuer à investir pour que les rails soient en meilleur état».

Petit train...

Rappelons que l'initiative a été lancée en 2007 par l'ex-député bloquiste de Brome-Missisquoi Christian Ouellet. Puis, l'organisme Train de passagers Montérégie-Estrie a été créé pour faire cheminer le dossier. Une étude de faisabilité était alors dans les cartons. Le coût de l'analyse était estimé à 150 000 $, mais le projet a sombré dans l'oubli après la tragédie de Lac-Mégantic.

Selon la mairesse de Bromont, des fonds émanant des sphères publique et privée devront être injectés dans la réfection du circuit pour qu'une liaison ferroviaire Montréal-Sherbrooke-Vermont soit lancée. «M. Giles a mentionné que six à sept millions de dollars supplémentaires seraient nécessaires pour améliorer les infrastructures dans le but de permettre la circulation de trains de passagers, a-t-elle fait valoir. Mais ça demeure hypothétique. On est encore loin d'une étude de faisabilité.»

Mme Quinlan concède toutefois que le groupe qui chapeaute le projet est «loin de la coupe aux lèvres». «Il faut avoir une vue d'ensemble à long terme. La démarche est très sérieuse et elle va faire son chemin, a-t-elle assuré. Nous avons gravi la première marche. L'idée, pour franchir une autre étape, c'est d'avoir des intervenants touristiques et des affaires avec nous quand M. Giles viendra nous rencontrer dans la région en octobre.»

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