Vitesse élevée près du Centre national de cyclisme : le MTQ revient sur sa décision

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Le MTQ étudie actuellement les scénarios possibles pour modifier la signalisation dans un tronçon de la route 241 avoisinant le Centre national de cyclisme de Bromont. L'achalandage de cyclistes autour du centre sportif doit être pris en compte.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Depuis plusieurs années, les dirigeants du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) martèlent que la sécurité des amateurs de vélo circulant aux abords de la route 241 est compromise. Le ministère des Transports refusait néanmoins de revoir la signalisation. Le fait que la Ville ait récemment repris le flambeau auprès de Québec semble avoir porté ses fruits, car une rencontre entre les deux parties est prévue d'ici la fin août pour dénouer l'impasse.

L'accroissement de l'achalandage au CNCB jumelé à la vitesse élevée des usagers de la route 241 bordant le vaste site forme un cocktail explosif, clamait à La Voix de l'Est en avril le directeur général du centre sportif, Nicolas Legault. Ce dernier a de nouveau tiré la sonnette d'alarme, le 8 juillet. «C'est urgent d'agir. Le MTQ ne peut plus fermer les yeux», a-t-il réitéré en entrevue.

Le tronçon visé est situé entre le boulevard de Bromont et la rue de Lotbinière. La limite de vitesse y passe de 90 km/h à 50 km/h. La Ville avait eu quelques échanges avec le MTQ par courriels et par téléphone au sujet de modifications de la signalisation, en vain.

Volte-face

En juin, la Ville a rencontré les dirigeants de l'organisation gouvernementale. Mais ceux-ci ont maintenu la ligne dure. «Les gens du ministère des Transports sont très normatifs. Lors de notre entretien, ils avaient déjà examiné le volume de circulation. Ils nous disaient qu'il n'y avait pas assez de densification de population autour [du CNCB] pour justifier une quelconque diminution de vitesse ou changement de marquage au sol, a indiqué le directeur général, Jean Langevin. L'achalandage du Centre national n'entrait pas dans leur évaluation.»

Une résolution, qui stipule de «procéder à une analyse des problèmes de circulation et de sécurité», a été adoptée par la municipalité lors de la séance du conseil du 6 juillet, puis transmise au MTQ. Des copies du document ont également été acheminées au ministre responsable de l'Estrie, Pierre Paradis, et à son collègue des Transports, Robert Poëti.

Le MTQ a finalement décidé de faire volte-face. «L'analyse qui avait été faite [dans le secteur] démontrait que ce n'était pas requis d'aller de l'avant [avec une modification de la signalisation]. On est en train d'analyser différents scénarios et on va avoir une rencontre avec la Ville d'ici la fin août», a indiqué au journal la porte-parole du MTQ, Stéphanie Langelier.

Pourquoi avoir fait la sourde oreille aussi longtemps aux demandes du CNCB et de la Ville? «Tout ce que je peux dire, c'est que maintenant, on prend en compte ce que la municipalité nous dit par rapport au nombre de cyclistes qui circulent dans le secteur.»

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