Embardée mortelle à Saint-Paul-d'Abbotsford : deux ans de prison pour un chauffard

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Sébastien Casavant a pris le chemin des cellules, hier. Il était au volant de la voiture qui a tué Stefan Casavant et Dany Richardson le 12 juin 2009, à Saint-Paul-d'Abbotsford.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Saint-Hyacinthe) La triste histoire d'une embardée ayant coûté la vie à deux jeunes hommes à Saint-Paul-d'Abbotsford, il y a six ans, a connu hier son dénouement.

Sébastien Casavant a été condamné à deux ans moins un jour de prison pour son crime. L'homme de 31 ans de Granby conduisait la voiture dans laquelle son cousin Stefan Casavant, 18 ans, et son meilleur ami Dany Richardson, 21 ans, ont trouvé la mort le 12 juin 2009.

L'accusé n'avait pas de permis valide et coursait à près de 120 km/h quand il a perdu la maîtrise de la voiture dans une courbe du Grand Rang Saint-Charles. La Honda Civic a frappé un arbre et s'est coupée en deux; les deux victimes sont mortes sur le coup. Le trio revenait d'une soirée de «drag de rue» à la piste de Sanair, à Saint-Pie.

L'air suffisant, faisant des doigts d'honneur aux photographes de presse, M. Casavant s'est présenté en cour pour la dernière fois dans ce dossier. Une entente entre avocats était survenue juste avant la tenue de son procès, à la fin juin. En échange de son plaidoyer de culpabilité à deux accusations de conduite dangereuse ayant causé la mort, la Couronne abandonnait les accusations d'alcool au volant.

Une première tentative de procès avait été annulée en janvier 2014 parce que l'avocat de la défense était trop malade.

Thérapie

Le chauffard roux a donc pris le chemin des cellules sitôt l'entente entérinée par la juge Suzanne Paradis, de la Cour du Québec. «Cette suggestion m'apparaît raisonnable, a indiqué la magistrate. Je suis sensible au fait que vous vous êtes repris en main.»

À la défense, Me Jérôme Frappier a souligné que son client avait suivi une thérapie de six mois «pour gérer la situation et se réinsérer dans la société». Il a mentionné que M. Casavant est père et travaille comme soudeur.

La suggestion de peine tient compte des circonstances particulières de l'affaire» et «respecte la fourchette (des sentences applicables en la matière)», a dit Me Frappier.

«Ça a été dur pour les victimes et leur famille, et aussi pour Sébastien Casavant. Il a la volonté de tourner la page et de payer sa dette à la société. Il veut devenir un actif pour la société.»

Pour le ministère public, Me Julie Laborde a précisé que l'accusé «avait eu de la misère à devenir fonctionnel pendant deux ans» à la suite de l'accident. «Il s'est mis à consommer des stupéfiants, ce qu'il a arrêté de faire en 2012.»

Probation

En plus de sa sentence, le Waterlois d'origine devra respecter une probation de trois ans à partir de sa sortie de prison et ne pourra conduire de véhicule durant cette période.

Il avait des antécédents criminels, mais pas en semblable matière, a dit la Couronne. Par le passé, M. Casavant a été condamné pour recel, voies de fait armées, bris de condition, méfaits, menaces et possession de marijuana.

Joint hier, le frère d'une des victimes dit ne pas croire que la peine aura un impact sur l'accusé. «Je sais comment il est, dit son cousin Francis Casavant. Il ne changera pas. Il a toujours été fendant.»

Bien qu'il n'en veuille plus au responsable de la mort de son frère, il juge que la sentence est clémente. «C'est pas ben gros», dit-il.

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