«Je ferais tout pour rester en vie»

Colette Blais, Brigitte Beaudoin et Éric Thomas veulent... (photo Alain Dion)

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Colette Blais, Brigitte Beaudoin et Éric Thomas veulent amasser des fonds pour permettre à Brigitte de poursuivre ses traitements en Allemagne afin de soigner d'un cancer du pancréas, incurable au Québec.

photo Alain Dion

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Roxton Falls) Le destin peut parfois frapper dur. Très dur. Brigitte Beaudoin menait une belle vie jusqu'à ce printemps. Puis, en plus de vivre une peine d'amour, elle commence à souffrir de douleurs sous les côtes, que rien n'arrive à faire diminuer. Elle va consulter. Le diagnostic tombe: la jeune grand-maman souffre d'un cancer du pancréas.

Au départ, on lui dit que la masse pourra être retirée, mais le chirurgien se ravise. La masse est aussi accrochée à l'intestin et à la vésicule biliaire. «Il m'a dit que ce n'était pas opérable, sinon ça va se propager, c'est trop dangereux», se souvient-elle.

C'était en mars. En avril, on ne lui donne pas plus de trois mois à vivre.

Son état se détériore - elle ne peut rester assise longtemps, ni cuisiner ses repas -, mais ses amis et sa famille s'activent. Son beau-père, Éric Thomas, trouve un reportage diffusé sur les ondes de LCN dans lequel un homme de la Beauce, Marc-André Michaud, raconte avoir été sauvé par un traitement en Allemagne. Sa situation est semblable. M. Michaud avait un cancer du pancréas et il était condamné.

Le traitement, pratiqué depuis une vingtaine d'années là-bas, a fait se preuves pour le Beauceron. On lui donne aujourd'hui plusieurs années de vie.

L'espoir renaît pour Brigitte et sa famille. Son beau-père prend contact avec M. Michaud, qui lui transmet les coordonnées pour demander un traitement de l'autre côté de l'Atlantique. Le médecin responsable met très peu de temps à répondre par l'affirmative. «Une semaine après, j'avais mon rendez-vous fixé pour le 16 juin. J'ai déjà eu deux traitements et j'y retourne pour les 10 et 12 août», dit-elle.

Chimioembolisation

En Allemagne, Brigitte Beaudoin reçoit des traitements de chimioembolisation. «Ils passent par l'artère de la cuisse et envoient ça direct sur la tumeur», explique Éric Thomas. Durant le traitement, il y a une embolisation d'une artère, c'est-à-dire qu'elle se bouche. «Avec le stock qu'ils mettent, c'est comme si elle (la masse) est morte et le laser vient enlever ce qui est mort», ajoute-t-il.

«Ça vaut au moins cinq ou six traitements d'ici, croit la patiente de 47 ans. Ça ne détruit pas toutes les bonnes cellules tandis que la chimio d'ici détruit toutes les bonnes cellules, donc t'es à terre.» Certes, il y a des effets secondaires, mais moindres. Elle a dû attendre, avec son amie Roxanna qui l'accompagnait, quelques jours avant de reprendre l'avion pour le Québec.

«Ça a été rough, mais je ne veux pas lâcher, laisse-t-elle tomber. Je ferais tout pour rester en vie.»

Avant de partir, en juin, elle avait déjà subi à Montréal un traitement de chimiothérapie, qui lui avait causé beaucoup plus de désagrément. «J'en ai fait juste un et je lève mon chapeau aux gens qui font leur chimio au complet. Et je suis pourtant une femme forte.»

C'est sans parler des médicaments. Avant de s'envoler pour le vieux continent, Brigitte Beaudoin affirme qu'elle en prenait une trentaine; le nombre a chuté à une dizaine. Aujourd'hui, elle termine ceux qui lui ont été prescrits pour poursuivre les effets bénéfiques de la chimio-embolisation. Ne lui restera ensuite que son Dilaudid pour la douleur.

Rencontrée lundi par La Voix de l'Est, la dame semblait en forme et nul n'aurait pu dire qu'elle était malade.

Cri du coeur

La résidante de Roxton Falls devra faire au moins deux autres voyages en Allemagne. Un premier, en août, pour l'administration de deux autres traitements de chimioembolisation. Il sera alors décidé si elle devra en recevoir d'autres. Puis, un autre voyage sera nécessaire pour la dernière étape qui se fait au laser pour brûler la masse.

Le premier voyage, en juin, a coûté 18 000$, avancés par une amie. Éric Thomas a lancé un site web pour amasser des fonds et aider sa belle-fille à poursuivre ses traitements. Il s'est associé avec la Fondation Rêvez la vie pour l'émission de reçus d'impôt. Quelques activités sont organisées, mais Brigitte Beaudoin, poussée par son désir de vivre, lance un cri du coeur.

«J'aimerais faire plus pour aider. Je me sens impuissante face à tout ça. Je suis contente, mais je n'aime pas que les gens ne soient pas obligés de faire ça pour moi. Ce n'est facile pour personne. Même mon beau-père veut vendre son camion pour m'aider. Je ne sais pas comment remercier tout ce monde-là. Ma chum, qui est aussi ma soeur, Karine Jetté, m'aide énormément. Mes amis sont proches de moi et m'aident beaucoup. J'aimerais faire du porte-à-porte, mais je ne suis pas encore assez forte pour le faire. Mais j'ai besoin de gens aux côtés de moi.»

Un don peut être fait via le site http://undonpourbrigitte.com.

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