Pour que la procédure traverse l'Atlantique

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

La famille de Brigitte Beaudoin aimerait que la procédure qui a fait ses preuves en Allemagne soit amenée au Québec. Éric Thomas se demande pourquoi ce n'est pas déjà fait. «J'ai écrit au gouvernement, mais je n'ai pas eu de réponse. On a un bon médecin à (l'hôpital) Saint-Luc (à Montréal) qui veut nous aider et qui suit pas mal Brigitte de proche pour comprendre ce qu'ils font là bas.»

Parmi les nombreuses instances contactées par La Voix de l'Est, il n'a été possible d'obtenir des informations qu'auprès du ministère de la Santé du Québec. «On connaît la chimioembolisation et l'ablation des métastases par laser, indique par téléphone la responsable des relations de presse, Marie-Claude Lacasse. La chimioembolisation est un traitement qui existe au Québec dans certains centres universitaires, mais pour des indications précises en soins palliatifs qui sont pour des métastases du cancer du foie. Pour ce qui est de l'ablation de tumeurs par laser, ce n'est pas un traitement qui est offert au Canada. En fait, la compagnie qui fabrique ce laser-là n'a pas fait de demande d'avis de conformité auprès de Santé Canada et c'est un prérequis pour un traitement ici.»

Ce prérequis est valable aussi pour tout nouveau médicament. Selon Éric Morrissette, conseiller principal aux relations avec les médias, il «faut qu'un manufacturier aille de l'avant pour faire application pour l'importer au Canada». Le ministère ne peut pas approcher lui-même les manufacturiers.

Par contre, le ministère québécois de la Santé peut entamer des recherches. «On a entendu parler de ce traitement-là en Allemagne, on a reçu des demandes au Ministère, surtout après la médiatisation de cas de personnes qui avaient eu ce traitement à l'étranger, souligne Mme Lacasse. Pour l'instant, les connaissances du Ministère sont assez restreintes sur ce traitement-là. Les prochaines étapes sont d'aller voir les autorités scientifiques européennes et de prendre un peu d'informations.» Les principales questions concernent la nature exacte du traitement, à qui il est destiné et les études réalisées qui montrent les résultats.

«Et ensuite, à la lumière des informations obtenues, on pourra regarder l'éventualité de peut-être demander à l'INESS (Institut national d'excellence en santé et services sociaux) de peut-être se pencher là-dessus. Habituellement, quand il y a un traitement prometteur comme ça, les experts en cancérologie, les médecins spécialistes, les gens qui lisent la littérature scientifique souvent vont en entendre parler et c'est porté à l'attention du Québec. Dans ce cas-là, on n'en a pas tant entendu parler. Ceci dit, on va aller chercher (les informations), on va regarder ça.»

À l'INESS, aucun dossier sur ce traitement n'est à l'étude actuellement.

Mme Beaudoin est entre les mains d'un médecin intéressé à parfaire ses connaissances. Elle passera de nouveaux scans au Québec, entre les traitements, pour suivre les effets sur la masse cancéreuse. Son oncologue a son dossier médical allemand entre les mains et pourrait communiquer avec le médecin d'outre-mer.

S'ils savent que leurs démarches pour amener cette procédure au Canada ne serviront pas à Brigitte, ils le font pour ceux qui pourraient en avoir besoin dans le futur.

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