Dans le feu de l'action

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Le jeune Samuel Gervais a combattu un incendie, habillé de son costume de pompier.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Éteindre un incendie quand on n'a que quatre ans, c'est possible! Le petit Justin Bourque a pu tenir une lance d'incendie et éteindre le feu qui brûlait dans une petite maison lors de l'Exposition de la sécurité civile de la Montégérie, qui se tenait ce week-end à Saint-Césaire.

Peu de temps après, le jeune Samuel Gervais a fait de même, déguisé en pompier. Les enfants qui visitaient le vaste site pouvaient réaliser un parcours d'épreuves, enfiler un véritable uniforme, grandeur enfant, et entrer dans un conteneur rempli de fumée non toxique pour y sauver une victime.

Une telle activité était aussi offerte aux plus grands. L'auteure de ces lignes s'est prêtée au jeu. Une fois l'habit de pompier - appelé bunker dans le jargon - enfilé, un masque collé au visage, un casque sur la tête et une bonbonne sur le dos, les participants devaient s'orienter à travers deux conteneurs, transformés pour l'occasion en maison exiguë de deux étages. En équipe de deux, doté de missions précises, chacun avançait sur les genoux, dans la fumée et le noir presque complet. Une fois la victime - un mannequin aussi lourd qu'un adulte - retrouvée, les participants pouvaient rebrousser chemin avec ou sans elle.

Par une chaleur torride à l'extérieur, l'exercice était difficile avec l'isolation et le poids de tout cet équipement. Et il n'y avait pas de chaleur supplémentaire ajoutée dans les conteneurs pour simuler la présence du feu!

«C'est paniquant un peu de ne pas voir où tu vas, et de savoir que tu as une réserve d'air maximum et un temps limite pour trouver une victime, raconte après coup Marie-Hélène Gagnon, qui avait la tâche de se repérer en longeant un mur et de vérifier la solidité du plancher et des escaliers. J'essayais de me rappeler de respirer tranquillement parce qu'à un moment donné, notre respiration augmente quand on cherche et on ne trouve pas. C'est vraiment quelque chose, leur travail!» Elle dit avoir été tentée par l'activité afin d'expérimenter une partie du travail de sa fille, pompière à Saint-Césaire, en plus de trouver l'exercice intéressant.

Prévention par simulations

Les visiteurs étaient aussi invités à assister à plusieurs démonstrations visant à prévenir certaines situations. L'estrade était pleine pour une présentation de feu de cuisson. Les pompiers ont simulé un feu dans un chaudron où brûlait de l'huile pour démontrer à quel point l'eau peut être dommageable dans ce cas précis. «Le but, c'était de montrer ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire», indique le pompier Patrick Larose, qui animait la simulation. Le premier réflexe serait d'asperger le feu avec de l'eau, mais plutôt que de l'éteindre, le résultat serait plutôt de le stimuler! «Plus tu mets de l'eau, plus ça amplifie», résume M. Larose.

 Rapidement, les armoires autour de la cuisinière s'embrasent et ça dégénère. Dans le public, la démonstration fait son effet. «Il y avait des yeux qui ont grossi quand ils ont vu l'ampleur!», constate le pompier.

La bonne méthode? Toujours garder à proximité le couvercle du chaudron et une mitaine de four lorsqu'on fait chauffer de l'huile et mettre le couvercle, avec la mitaine, si le feu prend.

Équipe spéciale

En après-midi, samedi, les spectateurs ont eu droit à une présentation de désincarcération bien spéciale, une personne de 350 livres se trouvant à bord du véhicule. Le comité d'organisation a fait appel dans ce cas à une équipe de Sainte-Julie. «C'est une unité spécialisée pour sortir les personnes en difficulté des bâtiments, plus précisément les personnes en surplus de poids - on parle de 300 livres et plus, explique le pompier Jean-Pierre Roy. On a été aidés par le ministère de la Santé pour s'équiper. On a un lève-personnes comme dans les hôpitaux et on a une chaise mécanique qui va nous aider à monter et descendre les escaliers, tout ça pour réduire les risques d'accident de travail.»

Les ambulanciers vont faire appel à leurs services s'ils jugent que la victime peut attendre. L'équipe se déplace dans un rayon d'une heure quinze de route. Elle peut intervenir aussi bien dans une résidence qu'ailleurs. L'équipement a servi une quinzaine de fois en 2014, selon M. Roy. La semaine dernière, par exemple, une équipe a été appelée pour quelqu'un de plus de 600 livres à Longueuil.

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