Cowansville: une rue pavée à moitié

Patrick Downe déplore le travail qui a été... (photo Catherine Trudeau)

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Patrick Downe déplore le travail qui a été fait seulement en partie dans la rue Caroline, où il habite avec son fils, Joshua.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Cowansville) Construite il y a plus de 20 ans et rarement repavée depuis, la rue Caroline à Cowansville a piètre allure. Il y a environ deux semaines, une équipe est venue y étendre de l'asphalte neuf, mais le travail est loin d'être complété. La Ville reconnaît d'ailleurs le problème, et affirme qu'elle y remédiera.

Pour l'heure, la section la plus trouée n'a eu droit qu'à un petit diachylon, tandis que les deux tiers de la rue ont été recouverts. Le travail a été arrêté abruptement. Et une bande plus large qu'une voiture n'a pas été pavée d'un côté, de même qu'une bande d'un mètre de l'autre.

«Je n'ai jamais vu ça, commente Patrick Downe, qui habite depuis quelques mois la maison que sa famille possède depuis 1952. J'essaie de vendre la maison de ma mère. J'ai vendu ma maison à Bromont pour prendre soin de ma mère pour le reste de sa vie. Le monde arrive ici, ils trouvent ça ridicule.» En face de chez lui, un duplex est aussi à vendre depuis plus longtemps encore.

Il déplore de payer des taxes élevées et ne pas avoir de service en matière d'entretien de rues, soulignant au passage l'état de plusieurs autres rues dans la municipalité. Après avoir interpelé un employé qui pliait bagage, il a appris que le travail se terminait là. «On est chanceux que ce soit de même, parce que ça fait quatre ans qu'on demande à ce qu'on refasse l'asphalte!», ironise-t-il.

M. Downe dit avoir tenté de contacter quelqu'un à la Ville, mais affirme que ses courriels sont restés sans réponse.

Un de ses voisins critique lui aussi le travail qui a été fait. «J'aurais aimé mieux patcher comme il faut, avec les taxes qu'on paie...», dit Patrick Plouffe. «Je ne sais pas s'ils ont manqué de budget», ajoute Jacqueline Hamel. Selon M. Plouffe, qui habite son logement depuis 23 ans, la rue n'a pas été réasphaltée plus de trois fois. Après que les conduits de gaz naturel eurent été installés dans la rue, l'asphalte a commencé à travailler, selon lui.

«C'était un restant d'asphalte qu'ils avaient, croit Normand Pontbriand, un autre résidant de la rue Caroline. Ils ont fait de l'asphalte au centre-ville et c'était une balance. C'était ça ou le jeter.» Il n'est pas du même avis au sujet de l'asphaltage de la rue. «Ils sont mieux de ne pas la réparer. Ça roule vite dans les trous, imagine si c'était réparé!»

«Ça va être corrigé»

Le maire Arthur Fauteux n'est pas plus heureux que M. Downe du travail accompli. «Ça va être repris, ça va être corrigé. Disons que c'est pas notre meilleur (coup), a-t-il commenté en entrevue à La Voix de l'Est. Ça avait beau être sur une fin de journée, il ne fallait pas essayer de tout faire quand on n'en avait pas assez.» Les ouvriers avaient travaillé sur la route John, selon M. Fauteux, et il restait un peu d'asphalte.

«Ça ne peut pas rester de même», assure-t-il.

Et quand les travaux de correction auront-ils lieu?

Cet été, à coup sûr, dit le maire, sans avancer de date.

Le maire Fauteux prévient tout de même les résidants de la rue que l'asphalte ne se rendra pas au trottoir, puisqu'ajouter une couche d'asphalte relève le niveau de la rue et que l'eau de pluie ne s'écoulerait pas comme il le faut. L'eau est alors amenée dans les entrées privées et sur les terrains, ce qui déplaît généralement aux contribuables.

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