Importante chasse à l'homme

Les techniciens du service de l'identité judiciaire de... (photo Alain Dion)

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Les techniciens du service de l'identité judiciaire de la Sûreté du Québec, les experts en balistique et les enquêteurs ont passé la scène du double meurtre au peigne fin pendant de longues heures hier.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Marieville) La chasse à l'homme pour retrouver l'auteur présumé de la fusillade qui a coûté la vie à deux quinquagénaires mercredi soir à Marieville a duré près de 24 heures et mobilisé beaucoup d'effectifs. L'homme qui habitait sur le terrain du commerce de ferraille où les crimes ont été commis, chemin de la Branche-du-Rapide, était activement recherché par les policiers.

Un mandat d'arrestation avait été lancé plus tôt dans la journée pour les meurtres au premier degré de Michel L'Italien et de Marcel Edmond, âgés de la cinquantaine. Une des deux victimes serait la propriétaire du commerce et connaissait le tireur.

Massé, âgé de 59 ans, était également recherché pour une double tentative de meurtre. Il est soupçonné d'avoir blessé gravement Éric Choquette, dont la mère était une voisine de la cour de ferraille. Sa vie n'est toutefois plus en danger. L'autre personne visée par la tentative est la conjointe de M. Choquette, Sandra Paré. Elle n'a pas été blessée, mais a été traitée pour un violent choc nerveux. 

Le mobile du crime, de même que le lien entre les victimes et le tireur n'ont pas été précisés par la Sûreté du Québec, hier.

Enquêteurs, membres de l'escouade tactique, maître-chien et hélicoptère ont été mobilisés lors d'une vaste opération de recherches, notamment près des lieux du crime. Ils se sont rendus dans le secteur de Sainte-Madeleine pour valider certaines informations qui se sont avérées non fondées.

Peigne fin

La scène du crime a été passée au peigne fin toute la journée par les techniciens du service de l'identité judiciaire et les enquêteurs. Des techniciens en balistique se sont même rendus sur les lieux.

Quelques heures avant la découverte de la voiture de Daniel Massé, les policiers avaient diffusé sa photo et sa description en sollicitant l'aide du public pour le localiser. 

Ils avaient tout de même des raisons de croire qu'il pouvait toujours se terrer dans le secteur de la scène de crime. Un vaste périmètre de sécurité avait été érigé dans le secteur du chemin de la Branche-du-Rapide. 

«J'ai entendu un gros boom puis des cris, mais je n'ai rien vu, a confié une résidante du secteur qui a préféré ne pas être identifiée. Les policiers nous ont dit de nous cacher au sous-sol et plus tard, ils nous ont demandé de partir.»

Une autre résidante, Cécile Boivin, s'apprêtait à partir de chez elle lorsqu'elle a entendu de gros «bang». En route vers un membre de sa famille, elle a vu trois voitures de patrouille garées devant le ferrailleur, mais sans se douter de ce qui venait de se produire.

Plus tard sur son chemin, elle a vu le camion pick-up conduit par Sandra Paré, en compagnie de son conjoint gravement blessé. Les paramédics s'étaient rendus en bordure de la route 112, où ils étaient attendus par le couple qui avait fui les lieux de la fusillade.

Il connaissait l'assaillant

L'unique survivant du drame, M. Choquette, 46 ans, affirme qu'il était la cible du tueur. Daniel Massé lui aurait fait des menaces de mort plusieurs mois auparavant, mais M. Choquette ne l'avait pas pris au sérieux. Un conflit entre les deux hommes concernant des munitions disparues aurait été à l'origine de l'événement.

M. Choquette a raconté au Journal de Montréal s'être rendu dans le parc à ferraille pour vendre un tracteur de pelouse. Or, Daniel Massé - qu'il connaissait depuis plusieurs années - aurait alors sorti une carabine de calibre 12 pour ensuite décharger son arme dans sa direction.

Fou de rage, le tireur aurait accusé M. Choquette de lui avoir dérobé deux chargeurs de carabine alors que ce dernier lui avait rendu service en réparant sa voiture quelque temps auparavant. Daniel Massé alléguait avoir laissé les chargeurs dans sa voiture. Or, les chargeurs n'y étaient plus lorsqu'il a récupéré son véhicule. C'est à la suite de la prétendue disparition de ses munitions que M. Massé aurait menacé M. Choquette.

M. Choquette a eu la main arrachée par un coup de feu en plus d'être blessé à une oreille. Ses deux amis, M. L'Italien et M. Émond, ont eu moins de chance. Ils n'ont pas survécu à la folie du tireur.

 

- Avec la collaboration de Cynthia Laflamme et de La Presse

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