Cyclistes en danger près de la 241 : «Le MTQ ne peut plus fermer les yeux»

Le directeur du CNCB, Nicolas Legault, déplore l'inaction... (photo archives La Voix de l'Est)

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Le directeur du CNCB, Nicolas Legault, déplore l'inaction du MTQ en ce qui concerne la vitesse élevée sur la route 241.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le problème de la vitesse élevée sur la route 241 aux abords du Centre national de cyclisme de Bromont a refait surface à la récente séance du conseil. Jusqu'à maintenant, le ministère des Transports refuse de revoir la signalisation dans le tronçon ciblé. La Ville et les résidants du secteur n'ont pas l'intention de baisser les bras.

Depuis plusieurs années, le directeur général du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), Nicolas Legault, déplore la sécurité défaillante près de la route achalandée. Selon lui, il est «minuit moins une». «Il y a des milliers de jeunes qui passent par le Centre national durant l'été. Et ça va augmenter avec l'ouverture (le 20 août) du skatepark juste à côté. Une limite de vitesse aussi élevée dans un secteur comme ici, c'est inacceptable», a-t-il réitéré en entrevue.

«C'est urgent d'agir. Le MTQ ne peut plus fermer les yeux.»

En fait, la portion de route problématique va du chemin de Lotbinière jusqu'à l'intersection du boulevard de Bromont, où la limite de vitesse passe de 90 km/h à 50 km/h. La Ville avait eu quelques échanges avec la branche régionale du MTQ, par courriels et par téléphone, pour tenter de dénouer l'impasse. Tout ceci en vain, a mentionné le directeur général, Jean Langevin lors de la séance du conseil, lundi.

Le directeur de l'urbanisme à Bromont, Jean-François Vachon, et M. Langevin ont ensuite rencontré les dirigeants de l'organisation gouvernementale le 2 juin. Encore une fois, le MTQ est demeuré sur ses positions.

«Les gens du ministère des Transports sont très normatifs. Lors de notre entretien, ils avaient déjà examiné le volume de circulation. Ils nous disaient qu'il n'y avait pas assez de densification de population autour [du CNCB] pour justifier une quelconque diminution de vitesse ou changement de marquage au sol, a indiqué le directeur général. L'achalandage du Centre national n'entrait pas dans leur évaluation.»

Second round

Afin que le dossier obtienne un écho à Québec, une résolution a été adoptée lors de la séance ordinaire, lundi. En plus d'être transmise au MTQ, celle-ci doit également être acheminée au ministre responsable de l'Estrie, Pierre Paradis, ainsi qu'à son collègue des Transports, Robert Poëti. Le texte, qui s'adresse principalement au MTQ, stipule «de procéder à une analyse des problèmes de circulation et de sécurité pouvant affecter les usagers de ce secteur (...) le tout en vue de l'obtention d'une solution durable».

«Pour le moment, on veut centrer nos efforts pour obtenir une rencontre avec M. Paradis et les gens du ministère des Transports. On espère vraiment que le dossier va bouger d'ici la fin de l'été», a mentionné M. Langevin.

Une trentaine de citoyens du quartier résidentiel Domaine du Boisé, situé à proximité du CNCB, font aussi front commun pour dénoncer le danger auquel s'exposent selon eux les marcheurs et les amateurs de vélo dans le coin.

Christian Larouche est l'un d'eux. «Je passe au moins quatre fois par jour par la 241 en face du Centre national. Ce n'est vraiment pas sécuritaire. Pas question que mes (trois) enfants fassent du vélo sur le bord de cette route tant que la limite de vitesse ne sera pas abaissée à 50 km/h.»

Le groupe de résidants doit rencontrer Nicolas Legault ainsi que les conseillères municipales Diane Perron et Marie-Éve Lagacé, d'ici la fin de la semaine prochaine, pour évaluer les options possibles.

Plan B

Advenant que le MTQ demeure intraitable au sujet de sa demande de revoir la signalisation, la Ville a un plan B: une piste cyclable. «La municipalité dispose d'une bande de terrain en bordure de la 241. On pourrait y aménager une piste d'une largeur de quatre mètres, a expliqué M. Langevin. Elle commencerait au Centre national ou juste un peu avant. Elle rejoindrait l'intersection du boulevard de Bromont, qui devrait faire l'objet de travaux majeurs en 2017.»

Au moment de mettre sous presse, il n'avait pas été possible d'obtenir les commentaires du MTQ.

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