Aidante à domicile coupable de vol : la geôle pour une enjôleuse

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Sylvie Desroches a pris le chemin des cellules, hier, pour diverses accusations de vol.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) C'est sans hésitation que le tribunal a condamné Sylvie Desroches à 11 mois de prison, hier. La Granbyenne de 51 ans a aussitôt pris le chemin des cellules en larmoyant.

Le juge François Marchand a accepté d'emblée la suggestion commune des avocats au dossier de la «fraudeuse à domicile». Au début de 2014, l'accusée s'était attiré la confiance d'une dame de 86 ans et de son fils, qui souffre d'une légère déficience mentale, et chez qui elle effectuait diverses tâches ménagères et préparait des repas.

Elle s'est ensuite approprié leurs informations bancaires et leur a soutiré 16 717$. Quand le fils s'en est rendu compte, il a porté plainte à la police, ce qui a mené à l'arrestation de Mme Desroches, en septembre dernier. Cinq mois plus tard, elle fut aussi accusée dans un autre dossier pour vol, fraude et recel de 15 000$.

Regrets

À la défense, Me Serge Michon a souligné que sa cliente «regrette amèrement» les gestes posés et «s'excuse auprès des victimes». L'accusée souffre de problèmes de santé et a attenté trois fois à sa vie au cours des dernières années, a-t-il précisé.

Mme Desroches reconnaît les faits et «elle aurait aimé pouvoir rembourser, mais c'est complètement impossible», a dit Me Michon. «Elle n'a pu se trouver de travail à Granby à cause de la publicité des derniers mois» et s'est résignée à prendre un emploi de caissière dans une station-service de Saint-Hyacinthe.

Il a aussi rappelé que sa cliente avait plaidé coupable «à la première opportunité».

Antécédents

Pour la Couronne, Me Élise Côté-Lebrun a mentionné les antécédents judiciaires de l'accusée: neuf mois de prison avec sursis pour vol, en 2011, et six mois de probation pour fraude en 2001. Dans le présent dossier, les victimes sont considérées comme «vulnérables au sens de la loi», a dit la procureure, et le crime a eu «une importance» pour elles.

Compte tenu de l'incapacité à rembourser de Mme Desroches, le juge Marchand a qualifié d'«acceptable» la recommandation de 11 mois de prison et l'a assortie d'une probation de 30 mois. Il lui est aussi interdit de communiquer avec ses victimes, et ce «directement ou indirectement».

 

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