Deux églises de Granby doivent restaurer leurs toits

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D'importants travaux sont en cours pour restaurer la toiture de l'église Sainte-Famille.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Dur été pour les finances de la paroisse Saint-Joseph à Granby. Les toits de ses deux églises - Sainte-Famille et Saint-Luc - doivent être restaurés, ce qui entraîne une facture élevée, pour laquelle les paroissiens ont été invités à faire un don spécial, en plus de la dîme annuelle. L'aide de la Ville de Granby a aussi été demandée.

À elle seule, la restauration de la toiture de tôle de l'église Sainte-Famille, reconnue d'intérêt patrimonial par la Ville de Granby, s'est traduite par l'octroi d'un contrat de 565 000$ à l'entreprise Quatre saisons. La firme de Québec s'est révélée le plus bas des six soumissionnaires à avoir répondu à l'appel d'offres. La plus haute soumission présentait des coûts de 1,4 million$, a affirmé hier le curé de la paroisse Saint-Joseph, Claude Lamoureux.

Le projet bénéficie d'une subvention du ministère de la Culture et des Communications, dont relève le patrimoine religieux, de sorte que 70% des coûts sont ainsi assumés, se réjouit-il.

Les travaux ont cependant réservé des surprises en cours de route qui ont généré des coûts supplémentaires de 45 000$ pour rénover la structure du toit et ajouter des paratonnerres, explique M. Lamoureux. «La facture n'arrête pas de monter. On sent que la pression est grande. Mais on se doit de continuer», ajoute-t-il.

Le remplacement - déjà complété - des bardeaux d'asphalte du toit de l'église Saint-Luc a pour sa part entraîné une facture de 75 000$. Au total, une fois la subvention déduite, ce sont des coûts de près de 300 000$ que la paroisse doit assumer pour ses deux églises.

Mais les paroissiens sollicités au cours des dernières semaines ont répondu à l'appel. «On est rendus à 45 000$ en dons spéciaux, en surplus de la dîme», glisse M. Lamoureux.

Par ailleurs, une tradition en perte de vitesse, le versement de la dîme? «Si on n'avait pas ça, ça serait impossible d'arriver. L'an passé, on a obtenu 185 000$», affirme le prêtre.

Appui

Claude Lamoureux reconnaît que l'aide financière de la Ville serait néanmoins appréciée, dans les circonstances. Le sujet a été abordé en avril dernier avec le maire Pascal Bonin, dit-il. Mais aucune décision ne lui a encore été communiquée, ajoute-t-il.

«C'est sûr que c'est l'Église qui a fait construire la bâtisse il y a 85 ans et nous prenons nos responsabilités. Mais les édifices patrimoniaux ne peuvent pas être soutenus juste par les pratiquants religieux», croit le curé Lamoureux.

Celui-ci dit ne pas savoir comment le budget sera bouclé à terme. «Mais je fais confiance», laisse-t-il tomber. À ses yeux, l'église Sainte-Famille, située rue Dufferin face à l'église anglicane St-George, se doit d'être protégée.

«C'est une église magnifique, incroyable. Ça serait impensable de reconstruire ça aujourd'hui. On est chanceux de pouvoir la restaurer. C'est un joyau patrimonial», estime Claude Lamoureux.

Éventuellement, les fenêtres seront aussi à remplacer. Mais une chose à la fois, dit le prêtre. Le nouveau toit de tôle devrait permettre à l'édifice de style néo-gothique de traverser pratiquement le prochain siècle.

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