Upton se paie la traite

La centaine d'objets rassemblés par Suzanne Saint-Amour illustre... (photo Catherine Trudeau)

Agrandir

La centaine d'objets rassemblés par Suzanne Saint-Amour illustre la production laitière des années 1850 à 1950.

photo Catherine Trudeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Upton) La collection Saint-Amour dévoile de nouveaux trésors de ses cartons... de lait.

Bidons, pintes, trayeuses, barattes, bouchons de lait et journaux d'époque sont réunis pour l'exposition «Notre vache à lait», présentée jusqu'au 27 août dans le hangar qui jouxte le Magasin général, rue Principale.

«Notre souhait, c'est de les faire revivre», indique la responsable Suzanne Saint-Amour au sujet des nombreux objets liés à la production laitière des années 1850 à 1950.

De son vivant, son père Jean-Paul a amassé une quantité considérable d'objets relatifs aux fermes, qu'il présentait dès 1975. Entre deux solos d'harmonica, il guidait voisins et curieux à travers les dédales de sa caverne d'Ali Baba du terroir.

«Il ne savait pas ce qu'était un musée, il faisait ça d'instinct, dit Mme Saint-Amour. Il avait le sens de l'histoire et il aimait le monde!»

Avec son conseil d'administration bénévole, sa fille se charge aujourd'hui de faire découvrir la collection à travers des expositions à thème. Celle-ci, la troisième, s'attarde donc à la fabrication laitière, que la responsable a bien connue sur sa ferme natale à Sainte-Christine.

Dur travail, outils solides

«À l'époque, dès qu'un enfant savait marcher, on lui mettait un râteau dans les mains!», dit-elle en arpentant la centaine d'objets rassemblés pour l'occasion. Le travail était dur et les outils, à l'avenant: si solides qu'ils pourraient encore servir aujourd'hui.

Alors que l'écorneuse - qui fait exactement ce que son nom suggère - donne froid dans le dos, les écrémeuses, barattes et bouchons anciens rappellent qu'il n'y a pas si longtemps, les cultivateurs fabriquaient et vendaient eux-mêmes leur lait et leur beurre ou faisaient appel à des coopératives locales.

«Ces chers outils, après avoir travaillé à bâtir le pays, méritent bien l'honneur qu'on leur fait aujourd'hui», souligne un message à l'entrée tracé par M. Saint-Amour lui-même.

Le voyage dans le temps est agrémenté de fiches explicatives pour les enfants, d'un coin jeux et d'une sélection d'oeuvres de la photographe valoise Arianne Clément, reconnue pour ses clichés de personnes âgées.

Dès la semaine prochaine, «Notre vache à lait» pourra aussi être visitée sur internet via le site de la collection Saint-Amour.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer