Bedford a besoin d'aide pour rénover l'aréna

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La mobilisation s'organise pour que les sept municipalités du pôle s'entendent avec la Ville de Bedford pour la mise à niveau de l'aréna de Bedford.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bedford) «L'aréna va [pouvoir] se rénover avec une participation régionale; s'il n'y a pas de participation, il n'y aura plus d'aréna. Ce qui serait très malheureux.» Le maire de Bedford, Yves Lévesque, ne le cache pas. Si les sept municipalités du pôle régional ne signent pas d'entente avec la Ville de Bedford pour la mise à niveau nécessaire de l'aréna, celui-ci sera fermé lorsque la dalle brisera.

Actuellement, la Ville éponge l'entièreté du déficit d'opération, souligne le maire. Mais la bourgade de 2572 habitants n'a pas les reins assez solides financièrement pour assumer seule la mise à niveau dont le coût est estimé à 3 millions $.

L'état de la dalle de béton sur laquelle repose la glace chaque hiver bouge et risque de se fendre, mais la ville ne sait pas quand ça arrivera. «Faut faire attention, l'aréna n'est pas en péril, elle peut ouvrir cette année et l'an prochain, on a encore de la survie à l'aréna, jusqu'à tant qu'elle brise. À partir de là, on a quand même 750 utilisateurs à la semaine qui utilisent les services de l'aréna.» De ce nombre, seulement 30% des usagers proviennent de la ville hôte.

Depuis le printemps, des discussions ont lieu entre la Ville et les municipalités du Canton de Bedford, soit Notre-Dame-de-Stanbridge, Pike River, Saint-Armand, Saint-Ignace-de-Stanbridge, Stanbridge-East et Stanbridge-Station. Les négociations n'ont toujours pas mené à des ententes. Selon le directeur général de Bedford, Yvon Labonté, le débat est partagé. Environ la moitié des personnes autour de la table refusent de participer financièrement.

«On est prêt à faire un effort. Même si on demande la part des autres municipalités, on ne diminue pas notre budget qu'on met pour l'aréna. On participe encore au déficit et on va prendre en charge le financement pour la mise à niveau. On a besoin d'un peu d'aide, c'est juste ça, ajoute M. Labonté. Il y a des municipalités environnantes qui ont profité largement de l'aréna. Et l'autre problématique qu'on a, c'est qu'on a besoin des gens de l'extérieur. Si on avait juste les jeunes de Bedford, avec la démographie qu'on a, on ne pourrait pas faire vivre toutes nos catégories de jeunes qui jouent au hockey.»

Mobilisation citoyenne

Sans aréna, bien des sportifs et des familles pourront dire adieu aux sports sur glace, comme ceux participant au hockey mineur, à la ligue adulte et au patinage artistique. M. Labonté laisse savoir que les autres municipalités ne pourront pas absorber ce lot de joueurs. «Ça serait dramatique pour notre pôle de perdre cet aréna-là. Faut juste que les gens réalisent que c'est un besoin. C'est un service qui coûte cher, mais je pense que ça va coûter plus cher à long terme si on n'en a pas», dit le directeur général.

Conscients de l'enjeu, des citoyens ont décidé de se mobiliser. Sur le réseau social Facebook circule depuis quelques jours une affiche invitant les habitants des municipalités concernées à se présenter à la prochaine séance du conseil de leur municipalité respective afin de faire valoir leur volonté de sauver l'aréna. Déjà, l'image a été partagée plus de 300 fois.

«Je suis content que les gens s'impliquent, confie M. Lévesque, admettant toutefois ne pas pouvoir donner davantage de détails sur les négociations en cours. C'est parti de l'initiative d'un individu et des organisations du hockey mineur. Il faut que les gens s'impliquent, c'est un besoin communautaire.»

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