Accord de principe avec Michel Duchesneau : la Ville évite un procès

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«On évite les confrontations et on arrive au même résultat», a commenté hier l'entrepreneur en construction Michel Duchesneau.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le conflit qui oppose depuis cinq ans la Ville de Granby et l'entrepreneur en construction Michel Duchesneau au sujet de la préservation d'un imposant cap de roc dans le développement des Jardins Quévillon est sur le point d'être réglé, a appris La Voix de l'Est.

«Nous avons conclu un accord de principe avec M. Duchesneau pour qu'il arrête les procédures et de notre côté nous modifions le règlement de zonage pour lui permettre de réaliser son développement tout en dynamitant une partie du cap de roc», a expliqué hier le directeur général de la Ville, Michel Pinault. «Et on s'assure, par le truchement du zonage, de protéger les boisés qu'on retrouve autour du cap de roc», ajoute-t-il.

M. Pinault souligne que la Ville démontre ainsi une ouverture au dynamitage d'une partie du button rocheux. Mais elle atteint néanmoins son objectif, qui est de protéger les zones boisées.

«On évite les confrontations et on arrive au même résultat», a pour sa part commenté hier Michel Duchesneau. «Je retire ma poursuite et la Ville atteint son but pareil», renchérit-il, tout en qualifiant de «constructive» et de «sage» l'entente survenue entre les deux parties.

«La Ville a pris une décision pour faciliter le dossier, mais elle est quand même exigeante sur certains points», considère malgré tout le promoteur.

Selon Michel Duchesneau, cette entente lui permettra néanmoins de déplacer une rue de façon à ce que les terrains à développer aient des profondeurs similaires de part et d'autre de l'artère.

À la fin de l'été

M. Duchesneau avait déposé en juillet 2010 une requête en Cour supérieure pour demander l'annulation d'une résolution, adoptée par la Ville, afin qu'il maintienne un imposant cap de roche de 100 000 pieds carrés dans son développement implanté au nord de la rue Quévillon. À ses yeux, la demande de la Ville était «injuste, abusive et discriminatoire» et avait les allures «d'une expropriation déguisée», tel que le stipulait la requête déposée à la Cour.

Si le dialogue était difficile avec le précédent conseil municipal, il en va toutefois autrement avec l'actuelle administration, affirme Michel Duchesneau. Cela a permis aux deux parties de dénouer l'impasse.

Détail important: l'entente survenue avec l'entrepreneur en construction et ex-maire ne sera toutefois officielle qu'à partir du moment où les modifications au zonage seront complétées, selon le directeur général de la Ville. Une étape a été franchie vendredi dernier, à l'occasion d'une séance extraordinaire du conseil. Les procédures pourraient être complétées à la fin de l'été, soit en août ou en septembre, avance Michel Pinault.

«Tout le monde évite les problèmes et on passe à un autre appel, comme on dit en bon Québécois», estime Michel Duchesneau. «Nous sommes satisfaits de l'entente et heureux d'éviter un procès», affirme pour sa part M. Pinault.

 

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