Atelier sur les plantes médicinales : de mauvaises herbes pas si mauvaises...

«Les meilleures plantes médicinales sont celles qu'on retrouve... (photo Julie Catudal)

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«Les meilleures plantes médicinales sont celles qu'on retrouve abondamment et la plupart de ces plantes-là ce sont des plantes que les gens s'évertuent à arracher de leurs plates-bandes», indique Catherine Lalonde, herboriste traditionnelle et fondatrice de Commun'herbe, avant un atelier donné au PENS.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Sutton) Un petit groupe d'amoureux de la nature a emprunté ce week-end les sentiers du Parc d'environnement naturel de Sutton (PENS) afin d'en apprendre plus sur les plantes médicinales qu'on retrouve en forêt. L'herboriste traditionnelle et fondatrice de Commun'herbe Catherine Lalonde a donné le premier atelier du genre pour le PENS, samedi matin.

Dans les sentiers en montagne et aux abords d'une piste de ski, elle a présenté les différentes plantes pouvant servir à administrer les premiers soins, surtout, et à soigner des maux à la maison comme la toux.

«Ça se trouve que dans la forêt, il y a beaucoup de plantes qui peuvent soigner les petits bobos», explique Mme Lalonde en entrevue au poste d'accueil du PENS.

Dans vos plates-bandes

Seulement autour des tables à pique-nique, Mme Lalonde a pu parler des bienfaits de cinq plantes communes. La bardane est utilisée par voie interne pour le sang, le trèfle rouge est comestible, le tussilage est un antitussif et constitue un pansement intéressant pour son côté doux et apaisant. Le pissenlit est nutritif, tonifie le foie, et aide les organes internes à faire leur travail.

Le grand plantain et le plantain lancéolé sont aussi des plantes médicinales. Le grand plantain «est une des meilleures plantes de premiers soins qui va aider à cicatriser et à désinfecter les plaies.» En mâchant une de ses feuilles, on en fait un cataplasme qui va tirer les particules, comme les échardes et le venin d'une guêpe.

Toutes ces plantes peuvent se retrouver sur le terrain d'une maison, à condition de ne pas être détruites. «Les meilleures plantes médicinales sont celles qu'on retrouve abondamment et la plupart de ces plantes-là, ce sont des plantes que les gens s'évertuent à arracher de leurs plates-bandes», indique Mme Lalonde.

Mais, ce n'est pas parce que c'est naturel que c'est sans danger, prévient-elle en début d'atelier. La règle de base: s'informer. Elle suggère de traîner dans son sac de randonnée un livre sur les plantes afin de pouvoir bien les distinguer et les identifier.

Une plante toxique peut grandement ressembler à une plante médicinale. Certaines plantes peuvent aussi interagir avec les médicaments consommés par le randonneur ou aggraver un problème de santé. Le millepertuis, par exemple, fait en sorte que les médicaments sont évacués du corps rapidement. Mme Lalonde raconte que certaines femmes prenant la pilule contraceptive sont tombées enceintes après en avoir pris.

Mission éducative

De plus en plus de gens sont conscientisés à la saine alimentation et à l'environnement, mais aussi aux bienfaits des plantes. «Je ne sais pas si on peut dire que c'est une nouvelle tendance. Au Québec, il y a eu un gros creux où, avec l'avènement de la médecine scientifique, on a vraiment tout mis de côté. Je pense que, dans les années 70, avec le mouvement de retour à la terre, il y a eu un intérêt qui est revenu et ça a recommencé. Les herboristes au Québec ont commencé à être actifs et ç'a été en grandissant. Ils ont commencé à enseigner et, tranquillement pas vite, il y a de plus en plus de monde qui s'intéresse à ça. Donc tendance nouvelle, je ne croirais pas, mais ça va en grandissant.»

Elle-même enseigne l'herboristerie, tant au grand public qu'à ceux qui veulent en faire une carrière.

Patricia Lefèvre était parmi les randonneuses qui ont assisté à l'atelier en sentier. «C'est dans notre mission de faire de l'éducation environnementale et il y a de plus en plus d'intérêt pour les plantes médicinales, indique la directrice générale du PENS. Et on a des super herboristes à Sutton.»

Le PENS organise depuis trois ans des ateliers divers, mais celui-ci était une première expérience.

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