Meurtres impunis sous la loupe

Le meurtre de Patrick Cloutier, qui avait été... (photo archives La Voix de l'Est)

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Le meurtre de Patrick Cloutier, qui avait été laissé pour mort sur la piste cyclable derrière la rue St-Joseph à Farnham, en juillet 2014, fait partie des homicides qui n'ont toujours pas été résolus dans la région.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Montréal) Le meurtre de l'homme d'affaires de Granby Alain Bernard, retrouvé mort dans sa luxueuse résidence en 1987, a été élucidé 22 ans plus tard grâce à l'équipe responsable des homicides non résolus à la SQ. Trois personnes, dont son fils et son neveu, ont été arrêtées et sont toujours en attente de leur procès.

Depuis sa création en 2004, l'équipe formée d'enquêteurs spécialisés en crimes majeurs - tels que pornographie juvénile, décès d'enfants âgés de moins de trois ans et meurtres non résolus entre autres - a élucidé 12 autres dossiers d'homicide en arrêtant 12 personnes qui ont été traduites en justice.

Ce n'est qu'une minorité des affaires d'homicides commis sur le territoire de la Sûreté du Québec qui n'est pas résolue - environ 10% -et transférée à l'unité spécialisée, des crimes communément appelés des cold cases. Une période de trois à cinq ans s'écoule avant que l'enquête passe sous leur responsabilité.

«On laisse les enquêteurs travailler le dossier le plus possible pour s'assurer que l'ensemble des techniques d'enquête a été déployé, que l'ensemble des informations a été traité», explique la capitaine Dominique Lafrenière, responsable du Service des projets d'enquêtes spécialisées de la SQ.

Les membres de l'unité, qui sont des enquêteurs minutieux, analytiques, méthodiques et patients, épluchent chaque dossier pour s'assurer qu'aucun détail, aussi minime soit-il, n'ait échappé aux enquêteurs. De nouvelles techniques peuvent également être utilisées pour tenter de faire la lumière sur l'affaire.

«C'est important de regarder le dossier avec un oeil nouveau. Je crois beaucoup à une équipe d'enquêteurs qui n'est pas contaminée par le dossier. Je préconise des gens qui n'ont jamais regardé le dossier en leur disant d'amener des idées nouvelles. Tout est bon pour aller consoler une famille», estime la capitaine.

Les enquêteurs doivent notamment vérifier si les pièces à conviction peuvent à nouveau être analysées grâce aux nouvelles technologies. «C'est à nous de veiller à les relancer correctement et on peut avoir de belles nouvelles conclusions d'enquête», dit la policière, en précisant que les stratégies d'enquête, les formations et la technologie ne cessent d'évoluer.

Les policiers de l'unité misent principalement sur la cueillette de nouvelles informations pour relancer et conclure une affaire d'homicide. «Il y a toujours quelqu'un quelque part qui sait quelque chose, affirme la capitaine Lafrenière. Dans les dossiers d'homicides, une petite information transmise trois mois, six mois ou un an plus tard peut amener à un dénouement.»

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