Restructuration pour le Groupe Data à Granby : « On ne ferme pas »

L'installation granbyenne de Groupe DATA sera transformée en... (photo Catherine Trudeau)

Agrandir

L'installation granbyenne de Groupe DATA sera transformée en centre de distribution et conserverait son entrepôt, mais M. Roberts n'exclut pas qu'il s'y effectue encore des activités de production, sans pouvoir en dévoiler davantage.

photo Catherine Trudeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Le Groupe DATA procédera d'ici l'automne à une importante restructuration de ses usines. L'installation située sur le boulevard Industriel à Granby n'y échappera pas, ce qui pourrait causer la perte de plusieurs emplois.

Les employés ont été convoqués dans la cafétéria de la compagnie le 16 juin dernier en assemblée. C'est à ce moment-là qu'ils ont appris que l'entreprise serait soumise à d'importants changements qui devront entrer en vigueur le 15 septembre prochain.

«On ne ferme pas, nous allons simplement réduire la production», a fait savoir Alan Roberts, vice-président aux opérations, services sur demande, du siège social de l'entreprise, situé à Brampton en Ontario

Selon lui, il en va de la survie de la compagnie. Comme le marché de l'imprimerie est en déclin et que les nouvelles technologies numériques sont en pleine croissance, les quatre usines de Groupe DATA subiront des rationalisations afin de demeurer rentables.

Ainsi, l'installation granbyenne de Groupe DATA sera transformée en centre de distribution et conserverait son entrepôt, mais M. Roberts n'exclut pas qu'il s'y effectue encore des activités de production, sans pouvoir en dévoiler davantage. Des postes à l'administration et en gestion pourraient être conservés.

Par ailleurs, des emplois pourraient être transférés vers l'installation de Drummondville, seul autre pied-à-terre de la compagnie au Québec. «On veut garder le plus d'emplois possible», a tenu à rassurer M. Roberts.

Actuellement, Groupe DATA emploierait près d'une centaine de personnes à Granby.

«tout le monde est un peu sous le choc»

«Personne n'a rien vu venir; tout le monde est un peu sous le choc, affirme pour sa part Gaétan Cajolais, vice-président exécutif du syndicat Teamsters Canada, Conférence des communications graphiques, section locale 555 M. Les gens sont pas d'accord. C'est très brutal comme façon de faire.»

Le délégué syndical a confirmé que les syndiqués de l'entreprise ne recevraient qu'un mois d'indemnité de départ, peu importe leur ancienneté. «C'est l'offre la plus cheap que j'ai jamais vu», a-t-il laissé tomber, en rappelant que certains travailleurs sont à l'emploi de l'usine de Granby depuis le milieu des années 1970.

Par ailleurs, La Voix de l'Est a reçu des informations à savoir que les cadres et employés non syndiqués de DATA recevraient pour leur part une compensation équivalente à deux semaines par année de service et pourraient conserver leur régime d'assurances pendant un an. M. Cajolais n'a toutefois pas pu confirmer ces renseignements, qu'il a qualifiés de «rumeurs» et «d'interprétations de la part de certains».

«Ce que je peux dire, c'est que dans une entreprise, on a autant besoin des gens qui travaillent en avant que ceux qui travaillent derrière, dit-il. Tous ceux qui ont fait le travail physique, qui ont travaillé des quarts de jour, de soir comme de nuit, mériteraient le même traitement que les employés-cadres.»

Les parties syndicale et patronale devraient se rencontrer lundi et mardi prochain pour négocier les indemnités de départ. «L'employeur ne collabore pas beaucoup avec nous, affirme M. Cajolais. Ça nous démontre que le respect n'est pas là.»

Pour sa part, M. Roberts n'a pas voulu commenter la situation, puisque les offres ne sont pas finales. «On a beaucoup d'empathie pour les employés qui seront touchés, a fait savoir le vice-président. Nous sommes en train de négocier, et nous avons une excellente relation avec le syndicat. On espère en venir à une entente d'ici la mi-juillet.»

Groupe DATA, qui s'est établie à Granby en faisant l'acquisition de Southam Paragon en 1992, est spécialisée dans l'impression de documents de haute sécurité et de formulaires. Selon des chiffres dévoilés sur son site Internet, l'entreprise aurait réalisé des recettes de 317 millions de dollars en 2013. Les profits sont toutefois en baisse depuis 2007, après avoir connu un pic de 399 millions de dollars.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer