Éducation: «Il est plus que temps de réinvestir»

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Andrée Bouchard, présidente de la commission scolaire des Hautes-Rivières et du Regroupement des commissions scolaires de la Montérégie.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Les coupes en éducation ont assez duré. «Assez, c'est assez», dénoncent les commissions scolaires de la Montérégie.

«Il est plus que temps de réinvestir afin de ne pas compromettre la réussite de nos élèves», soutient le Regroupement des commissions scolaires de la Montérégie, qui réunit Val-des-Cerfs, des Hautes-Rivières, de Saint-Hyacinthe, des Patriotes, de Sorel-Tracy et la commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, à Beauharnois, une municipalité située à 40 km au sud-ouest de Montréal.

Par communiqué, l'organisme affirme que la coupe est pleine. Ou plutôt, vide. En Montérégie, les commissions scolaires ont dû encaisser des compressions de 108 M$ en cinq ans et font face à de nouvelles coupes de 23 M$ en 2015-2016.

Or, «il est illusoire de penser répondre à la commande gouvernementale sans conséquence sur [les élèves]», dit le Regroupement. Les ressources de soutien (orthopédagogues, éducateurs spécialisés, etc.) sont réduites, les enseignants en ont davantage sur les épaules et les frais facturés aux parents augmentent en flèche.

Odieux

«Il faut que la population sache que si les commissions scolaires coupent dans certains services, augmentent le compte de taxes ou les frais aux parents, c'est que le gouvernement du Québec ne cesse d'exercer une pression budgétaire», indique Andrée Bouchard, présidente du Regroupement et de la commission scolaire des Hautes-Rivières (Montérégie-centre).

Selon Mme Bouchard, il s'agit d'une orientation «odieuse», car elle fragilise le système actuel et «met en péril l'accès aux services pour les générations futures et les élèves qui ont besoin de services adaptés», qui deviennent alors «un défi presque insurmontable».

Face aux détracteurs, les commissions scolaires disent avoir fait leurs devoirs et réduit leurs dépenses administratives à 3,98 %, en moyenne. «Un taux extrêmement performant quand on pense que celui d'autres organismes est d'environ 14 %, tel que mentionné dans le rapport Champoux-Lesage», ajoute Mme Bouchard.

Expertise

Au même moment, de nouvelles écoles sont construites, créant une pression supplémentaire sur les effectifs. Les élèves ont aussi de plus en plus de besoins particuliers et ils sont plus nombreux que jamais dans les services de garde.

«Dans le contexte actuel, le gouvernement devrait, à tout le moins, considérer et respecter l'expertise développée sur le terrain [par les commissions scolaires] pour identifier les modalités de mise en oeuvre de ses objectifs financiers», dit la présidente des Hautes-Rivières.

«Notre système d'éducation est un investissement, pas une dépense, et on a amplement fait notre part pour l'austérité.»

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