Des coupes dans les directions d'école : quatorze établissements touchés

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«Ça va obliger tous les employés à être plus rigoureux et plus autonomes», souligne François Riendeau, président de l'Association des directrices et directeurs d'établissements d'enseignement de Val-des-Cerfs.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Autre conséquence des coupures budgétaires, les directions d'école se feront plus rares en 2015-2016, ce qui suscite la grogne.

Tel qu'annoncé en avril, la commission scolaire du Val-des-Cerfs sabre 5,1 postes de directeur et de directeur-adjoint dans ses établissements, mais sans congédier personne. Il s'agit de diminutions de tâche et de départs par attrition.

En tout, quatre écoles secondaires et 10 écoles primaires sont touchées. Parmi celles-ci, trois nouveaux jumelages: l'école Centrale de Saint-Joachim-de-Shefford et l'école Saint-Édouard, à Lac-Brome - qui offrent toutes deux le programme d'études internationales - se partageront la même directrice.

Il en sera de même pour les écoles Notre-Dame-de-Lourdes, à Saint-Armand, et Saint-François-d'Assise, à Frelighsburg, ainsi que pour les écoles de la Clé-des-Champs de Dunham et Curé-A.-Petit, à Cowansville (voir tableau).

La mesure, qui permettra à la commission scolaire d'économiser quelque 500 000$ par année, en inquiète cependant plusieurs. «À titre de parent, ça me dérange, a indiqué un père de Saint-Joachim-de-Shefford à La Voix de l'Est. D'importants dossiers vont bientôt devoir être réglés, à commencer par le manque de place.» L'actuelle directrice n'est déjà présente que quatre jours par semaine.

Rigueur

À l'Association des directrices et directeurs d'établissements d'enseignement de Val-des-Cerfs, le président François Riendeau dénonce lui aussi la situation.

«On comprend qu'il y a un déficit, mais c'est dommage, dit M. Riendeau, qui est directeur d'école à Bromont. On aurait aimé garder ce qu'on avait comme effectifs. Ça va obliger tous les employés à être plus rigoureux et plus autonomes.»

Enseignants et personnel administratif devront en faire plus, déplore Jacinthe Côté. «Ça touche tout le monde, dit la présidente du Syndicat du personnel technique, administratif et éducatif. Quand le directeur est absent et qu'il arrive un événement, on se réfère à qui?»

«On demande aux gens de faire plus avec moins, mais il y a toujours une limite à ça, dit Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska. Ça va avoir des effets et je pense quela commission scolaire va en payer le prix. Quand t'as pas le temps de t'occuper d'une école, les élèves deviennent rois et maîtres. Je ne sais pas à quel point ils sont conscients de cette réalité.»

PéRIODE d'Ajustement

Joint hier, le directeur général par intérim de Val-des-Cerfs, Éric Racine, assure qu'il n'y aura «pas de perte de service». «Il y a des moyens technologiques en place, comme les cellulaires, dit-il. Un directeur peut agir même quand il n'est pas là. Cela dit, je comprends qu'il y aura une période d'ajustement.»

M. Racine reconnaît que «ce n'est jamais intéressant d'enlever du personnel dans un établissement», mais ajoute que «le scénario déposé sera capable de livrer la marchandise». Il souligne que les réunions de directeurs seront moins fréquentes afin qu'ils soient «dans leurs milieux le plus souvent possible».

Quant aux critiques voulant que les coupes se fassent surtout dans les établissements, Éric Racine rappelle que le centre administratif de Val-des-Cerfs a aussi donné. «On a coupé 7,8 postes de cadres depuis quatre ans et deux autres depuis avril, soit le coordonnateur à l'éducation aux adultes et un poste aux communications. Ça montre qu'on fait notre travail.»

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