25 millionième entrée: un jalon important de l'histoire du Zoo de Granby

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L'équipe du Zoo a accueilli son 25 millionième visiteur avec panache.

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Antoine Lacroix
La Voix de l'Est

(Granby) Le Zoo de Granby célèbre un jalon important de son histoire: il a accueilli son 25 millionième visiteur, samedi, aux environs de midi.

«Je ne surprendrai personne en disant que tout le monde au Zoo est très content. Personnellement, je trouve ça vraiment excitant.25 millions d'entrées, c'est énorme!», s'exclame Paul Gosselin, directeur général du Jardin zoologique.

Le Zoo de Granby est une attraction majeure non seulement dans la région, mais également dans l'ensemble de la province. «C'est la deuxième attraction au Québec, après La Ronde. Mais ce qui nous différencie vraiment des autres parcs d'amusement, c'est la diversité d'activités. On a principalement les animaux, bien entendu. Mais, l'Amazoo attire aussi beaucoup de gens. Et on n'oublie pas les gens en quête de sensation forte, avec notre parc de manège», explique le DG du Zoo.

Et selon Paul Gosselin, il faudrait deux jours à un visiteur pour pouvoir profiter de tout ce qui est offert sur le site du Zoo. «C'est pourquoi nous offrons désormais les abonnements pour deux jours et ça marche bien», a dit M. Gosselin.

Cette idée contribue également à la venue de personnes provenant de l'extérieur de la province. «Des familles des quatre coins du Québec viennent ici. Mais, on remarque aussi que des Ontariens ou des personnes du nord des États-Unis viennent visiter ici», fait remarquer le directeur général du jardin zoologique.

Les retombées régionales directes et indirectes du Zoo sont estimées à plus de 50 M$ par année. Rappelons que le Zoo est ouvert neuf mois par année (également l'hiver) et qu'il emploie plus de 630 personnes au plus fort de la saison touristique. Il accueille en moyenne 650 000 personnes par année.

Retour dans l'histoire

Beaucoup d'investissements ont été faits depuis, mais le Zoo a connu une ouverture modeste en 1946, suite à l'idée du maire de l'époque Horace Boivin. Le parc Avery, situé à côté du centre hospitalier de Granby, est alors transformé en jardin zoologique.

Le Zoo comprenait alors que des animaux nord-américains: des cerfs de Virginie, des wapitis, des bisons, des ours noirs et quelques petits animaux, selon la Société d'Histoire de la Haute-Yamaska. L'entrée est gratuite et ne le sera plus en 1954, quand on commence à demander un tarif de25 cents par entrée pour les adultes.

Le départ du Zoo est laborieux. À l'époque, on rapporte de nombreux problèmes de nourriture inadéquate, d'exiguïté des cages et d'incompétence du personnel. De nombreux incidents surviennent.

En 1953, la Société zoologique est fondée et elle tente de relancer le Zoo sur de nouvelles assises. La centaine d'animaux est relocalisée à l'endroit que l'on connaît aujourd'hui, un terrain vague cédé par la paroisse Notre-Dame. De meilleurs aménagements pour les cages sont prévus, par exemple.

Dès lors, le Zoo de Granby entreprend de garnir son parc animalier de bêtes plus exotiques. Le maire Horace Boivin use de ses nombreux contacts et obtient plusieurs animaux de différents pays.

Il réussit notamment à convaincre le Zoo de Londres de faire le don de zèbres, d'un léopard et de pingouins ainsi qu'un chameau. De la même façon, des cygnes arrivent de Genève et un rhinocéros des États-Unis, tandis que des antilopes provenant du Congo sont reçues à Granby. À noter que le Zoo de Paris a accepté d'échanger un chimpanzé contre deux ours noirs.

Mumba

Le gorille Mumba, l'un des plus célèbres pensionnaires de l'établissement, aura fait partie de l'histoire du Zoo pendant longtemps. Il a participé à l'émission La vie qui bat de Radio-Canada, en 1961. Il a été par la suite mis en pension dans une famille granbyenne, qui le traitait comme s'il était un enfant.

Plus d'une centaine de journaux d'un océan à l'autre en auront fait le pensionnaire le plus connu du Zoo. Sa mort en avait attristé plus d'un en octobre 2008, date à laquelle il s'est éteint à l'âge vénérable de 48 ans.

Aujourd'hui

Le Zoo que l'on connaît aujourd'hui est bien différent qu'à l'époque. Des animaux de tous les continents y sont représentés. Il compte également un aquarium permettant d'admirer la biodiversité marine.

De plus, la ménagerie granbyenne mise maintenant sur plusieurs programmes de recherches, de conservation et d'éducation. «On cherche beaucoup à instruire notre public et à les conscientiser sur la réalité animale, affirme M. Gosselin. Il faut faire réaliser aux gens qu'il y a des animaux qui sont maltraités ailleurs sur la planète et que c'est important de les défendre.»

Le zoomobile, qui fait la tournée des écoles primaires, en grande majorité, est un autre bon exemple du travail d'éducation qui est accompli.

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