Samedi matin du maire Bonin : L'environnement à l'avant-plan

Granby et de Waterloo, Gilles Pelletier, ont fait... (Photo Catherine Trudeau)

Agrandir

Granby et de Waterloo, Gilles Pelletier, ont fait une présentation complète de la mission des écocentres.

Photo Catherine Trudeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Antoine Lacroix
La Voix de l'Est

(Granby) La température ensoleillée et les innombrables ventes de garage auront eu raison de la volonté de nombreux citoyens granbyens de se présenter au samedi matin du maire Bonin. En tout, seulement une douzaine de personnes s'est déplacée pour la rencontre mensuelle, portant sur l'environnement et plus précisément sur les écocentres.

«Je comprends que les gens ne soient pas venus, il fait beau. Mais, ça me déçoit quand même qu'on soit si peu, car c'est un sujet qui me tient à coeur, c'est important l'environnement», a lancé d'entrée de jeu le maire de Granby, Pascal Bonin.

La discussion a d'ailleurs porté pendant une bonne période sur l'invisibilité des personnes de plus jeune âge au moment de discuter d'enjeux environnementaux. «On dit beaucoup que la crainte numéro un des jeunes, c'est l'environnement. Ça me surprend, parce qu'on ne les voit pas s'impliquer dans les discussions. Je me demande vraiment pourquoi ils sont rarement là», s'est questionné le maire Bonin devant les gens présents, qui ont acquiescé avec vigueur.

M. Bonin avait à ses côtés le directeur général des écocentres de Granby et de Waterloo, Gilles Pelletier, venu présenter aux citoyens tout le travail que peuvent accomplir les établissements qu'il dirige.

Celui-ci a fait une présentation exhaustive de tous les matériaux qui pouvaient trouver un second usage dans les écocentres (lire encadré). Également, il a expliqué à quels endroits allaient les matières recyclées lorsqu'un second usage avait été trouvé. «Certains sont réemployés pour devenir d'autres objets, d'autres sont tout simplement nettoyés ou remis à neuf par d'autres organismes. Lorsqu'il n'y a plus rien à faire, on valorise l'objet pour qu'il devienne un combustible pour une usine par exemple», a noté Gille Pelletier, à l'aide de nombreux objets amenés en exemple.

«Plusieurs n'ont même pas idée de tout ce qu'on peut faire en trouvant une seconde vie à de la matière. Un y voit quelque chose de bon pour la poubelle, moi je peux l'imaginer devenir autre chose», souligne le directeur des écocentres régionaux, en précisant au passage que «lorsqu'on jette quelque chose aux vidanges, c'est de l'énergie et de la matière perdue à tout jamais», puisque ce sera malheureusement enfoui.

Problématiques

Même si la protection de l'environnement est un message martelé depuis de nombreuses années, celui-ci ne semble pas passé chez les gens qui résident en appartement. «Granby, c'est 60% de personnes qui vivent en appartement. Et, en allant regarder dans les bacs de récupération, on est bien déçus. En fait, le bac qui est le plus rempli, c'est celui qui est le plus prêt de la sortie», déplore M. Bonin.

Ce dernier croit que les locataires ne se sentent pas impliqués dans la communauté, c'est pourquoi ils négligeraient l'utilisation de leurs bacs bleus. «Peut-être qu'ils pensent, que puisqu'ils ne payent pas de taxe (le propriétaire prélève un montant dans le loyer pour le payer), ils n'ont pas à s'impliquer. Je n'ai aucune idée et je suis ouvert aux suggestions», a signifié le maire.

Des écocentres sous-utilisés

De son côté, Gilles Pelletier a soulevé que ses écocentres n'étaient utilisés qu'à 31,4% de leur potentiel, ce qui veut dire qu'il n'y a qu'une mince partie de la population qui les exploite. «C'est sûr qu'on voudrait être à pleine capacité. Mais on vise l'objectif d'être utilisé à au moins 70 ou 80%. Il faut juste sensibiliser les gens à faire l'effort de venir déposer leurs rebuts dans nos écocentres», croit-il.

Le maire Bonin et Gilles Pelletier ont évoqué la possibilité d'ouvrir l'écocentre le dimanche, dans le but que les citoyens aient «toute la fin de semaine pour faire leur ramassage et qu'en fin d'après-midi, le dimanche, ils puissent venir porter leur matériel à recycler».

Également, M. Pelletier songe à offrir un service de ramassage, pour ceux qui sont dans l'impossibilité de déplacer les matériaux lourds. 

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer