Train de passagers Montréal-Sherbrooke : le projet est remis sur les rails

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On voit ici un wagon piano-bar de la compagnie Train-Hôtel, fondée par l'ex-député François Rebello.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Mis en veilleuse depuis la tragédie de Lac-Mégantic en juillet 2013, le projet de train de passagers entre Montréal, Sherbrooke et le Vermont est de nouveau sous les projecteurs. La mairesse de Bromont ainsi que ses homologues de Farnham, Cowansville, Sutton, Magog et Sherbrooke ont été conviés à une rencontre avec le président de la Central Maine&Quebec Railway (CMQ), le 26 juin, afin d'étudier le dossier.

Les membres du conseil municipal de Bromont ont donné leur aval à ce que Pauline Quinlan prenne part à l'entretien, hier matin dans le cadre d'une séance extraordinaire.

«C'est une rencontre qui va se dérouler à bord d'un wagon qui va quitter Montréal jusqu'à Plattsburgh, a expliqué la mairesse. Le but est de rassembler les maires qui sont sur le circuit de la voie ferrée. Nous allons discuter avec John Giles, président et chef des opérations de la Central Maine&Quebec Railway. Nous voulons connaître l'intérêt de cette entreprise pour éventuellement permettre la circulation de trains de passagers.»

Selon Mme Quinlan, les trois autres maires des municipalités de la MRC Brome-Missisquoi ont confirmé leur présence, le 26 juin. La mairesse de Magog, Vicki May Hamm, aurait toutefois décliné l'invitation. «Et pour Sherbrooke, je ne sais pas», a-t-elle ajouté.

Chaque élu devra débourser 300$ pour prendre part à la rencontre. La démarche aurait été initiée par l'ex-député François Rebello, qui opère maintenant la compagnie Train-Hôtel. L'entreprise offre notamment des itinéraires Montréal-New York à bord d'un train transformé en piano-bar. «M. Rebello a été l'intermédiaire entre les maires et M. Giles.», a précisé Mme Quinlan.

Rappelons que la filiale de la firme new-yorkaise Fortress Investment Group a mis la main sur les actifs de la Montreal Maine&Atlantic Railway (MMA), le 21 janvier 2014, au terme d'une enchère. La CMQ a investi plusieurs millions de dollars pour remettre en état de nombreux tronçons de son réseau ferroviaire au cours des derniers mois.

Longue haleine

En fait, le projet ne date pas d'hier. L'initiative, lancée en 2007 par l'ex-député bloquiste de Brome-Missisquoi Christian Ouellet, avait franchi une nouvelle étape en 2013. L'organisme Train de passagers Montérégie-Estrie avait alors été créé pour faire cheminer le dossier.

Une étude de «préfaisabilité» pour la liaison ferroviaire Montréal-Sherbrooke était dans les cartons. Le coût de l'analyse était estimé à 150 000$, mais elle n'a jamais été réalisée.

Le président de Ski Bromont, Charles Désourdy, faisait partie du groupe qui portait le flambeau. Près de deux ans plus tard, l'homme d'affaires met un bémol à son enthousiasme. «J'ai toujours dit que j'appuierais le projet de train de passagers dans la région. De mon côté, j'ai eu beaucoup de renseignements [à propos du dossier]. Ça prend beaucoup d'argent du gouvernement pour soutenir [l'initiative]. Ce sont des chiffres tellement énormes que je mets mes énergies ailleurs. Je repousse donc mon implication [dans l'organisation] à court terme», a-t-il indiqué lors d'un bref entretien téléphonique.

«Quand on regarde en avant, on rêve du train de passagers jusqu'au stationnement P4 [de Ski Bromont], a poursuivi M. Désourdy. Mais, je ne crois pas que ça arrivera au cours des prochains 20 ans.»

Bien qu'elle soit consciente des nombreux obstacles à surmonter pour qu'un train de passagers transite par Bromont, Pauline Quinlan voit toutefois les choses avec optimisme. «Même si on peut considérer que [le projet] n'est pas très réaliste dans le moment présent parce qu'on n'a pas une masse critique, il faut explorer cette possibilité qui a beaucoup de potentiel. Si l'étude de faisabilité démontre qu'il y a des intérêts de le faire, je pense qu'on est capables de monter un bon dossier [pour obtenir des subventions d'Ottawa]. Mais ce n'est pas pour demain la veille», a-t-elle indiqué.

De plus, la mairesse a réitéré en entrevue que 70% des répondants à un récent sondage, mené dans le cadre du 50e anniversaire de Bromont, sont d'avis que «la Ville devrait promouvoir un projet de train Montréal-Bromont».

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