Langues étrangères : des interprètes en renfort des policiers

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Les policiers de Granby ont eu recours à un interprète à 37 occasions entre 2010 et 2014.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) La Ville de Granby est une destination prisée des touristes. Les nouveaux arrivants, en provenance des quatre coins du monde, sont aussi nombreux à s'établir ici. Certains d'entre eux ne s'expriment pas en français, ce qui complexifie l'intervention des policiers qui ont chaque année recours au service d'interprètes.

Même si certains policiers et membres civils se débrouillent dans certaines langues étrangères, ils n'ont parfois d'autre choix que d'avoir recours à des interprètes pour échanger, interroger ou prendre la déposition d'une personne qui ne s'exprime pas dans la langue de Molière.

«C'est certain que ça complique les interventions», fait savoir Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby, en précisant que c'est plutôt rarissime que les agents fassent appel à un interprète. «On vient à bout de se débrouiller», dit-il.

Les policiers de Granby ont demandé l'intervention d'un interprète à 37 occasions au cours des cinq dernières années, soit entre 2010 et 2014. Vingt de ces demandes ont été formulées dans le cadre d'une enquête policière, tandis que les autres interprètes ont été sollicités par le département de la gendarmerie.

Si les agents de Granby parlent français et plusieurs anglais, les répartiteurs du 911 doivent obligatoirement parler ces deux langues pour décrocher l'emploi. En prime, une employée s'exprime également en espagnol, indique l'agent Rousseau.

«Il faut s'assurer d'être bien compris»

Lorsque les policiers doivent arrêter et interroger un suspect qui parle une langue étrangère, ils font appel à un traducteur. Dans pareilles circonstances, ils se tournent vers ceux qui sont reconnus par le ministère de la Sécurité publique et qui peuvent, le cas échéant, témoigner au tribunal dans le cadre de leur travail.

«Il faut s'assurer d'être bien compris. Lors d'une arrestation, il faut lire les droits de la personne et s'assurer qu'elle comprend bien ce qu'on lui a lu, ce qu'on lui a dit», explique le policier Rousseau.

C'est notamment ce qui s'est produit il y a quelques années lorsque quatre personnes en provenance de la Russie ont été arrêtées pour un vol perpétré dans un magasin grande surface de Granby, rappelle le porte-parole. L'intervention d'un interprète s'est avérée nécessaire afin que les policiers et les suspects arrivent à se comprendre pour faire la lumière sur l'affaire.

Au moment où les policiers doivent intervenir auprès d'une victime pour prendre sa déposition ou lors d'une intervention pour une infraction au Code de sécurité routière, par exemple, ils se tournent plutôt vers l'organisme Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY) qui a créé une banque d'interprètes disponibles à la demande des différents intervenants (lire autre texte).

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