Vers la biométhanisation dans Rouville

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Le président de la SÉMECS, Martin Damphousse, a présenté hier l'avancement du projet d'usine de biométhanisation à Varennes.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Varennes) Si tout va comme prévu, les résidants de la MRC de Rouville pourront valoriser leurs matières organiques à la fin de 2016, voire au début de 2017.

La Société d'économie mixte de l'est de la Couronne Sud (SÉMECS), qui englobe les MRC de Rouville, Marguerite-d'Youville et de la Vallée-du-Richelieu et le partenaire privé Biogaz EG, a dévoilé hier l'avancement du projet de centre de traitement intégré des matières organiques par biométhanisation et compostage. Une rencontre à laquelle ont assisté bon nombre d'élus des 27 municipalités desservies par ce futur centre, d'une capacité de 40 000 tonnes de matières organiques.

Annoncé en octobre 2010, le projet d'usine devait initialement être concrétisé pour la fin 2013, avec une pleine opération prévue en janvier 2015. Plusieurs reports, dus à la complexité du projet et à l'attente de financement, ont repoussé cette date, sans jamais compromettre le dossier, assure-t-on. «J'ai été témoin privilégié des trois ou quatre années qui ont précédé et j'ai vu tous les efforts déployés par les artisans de ce projet», a souligné d'emblée Martin Damphousse, maire de Varennes et président de la SÉMECS.

Avancées

On sait déjà où l'usine sera érigée et comment elle fonctionnera. Le terrain qui accueillera l'infrastructure a en effet été acquis en décembre dernier, alors que la solution technologique de biométhanisation sera assurée par les firmes CCI BioEnergy (Ontario) et BTA International (Allemagne). Celles-ci ont été retenues au terme du processus de sélection qui s'est échelonné entre février et novembre 2014.

De plus, l'organisme étudie actuellement les douze candidatures reçues dans le cadre de l'appel d'offres pour la construction d'une voie routière dédiée au transport lourd à Varennes. Celle-ci devrait être aménagée l'an prochain.

Par ailleurs, les travaux d'architecture et d'ingénierie vont bon train, a fait savoir M. Damphousse, qui prévoit effectuer la pelletée de terre symbolique qui marquera le début des travaux au cours de l'été ou de l'automne, une fois obtenu le feu vert du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

On estime que la construction prendra de 12 à 18 mois. «Mais on aimerait bien viser le 12!» a lancé le président, fier de dévoiler à ses pairs l'esquisse de ce dont le bâtiment aura l'air une fois construit.

Investissement

En tout et pour tout, le projet d'usine coûtera la coquette somme de 46 millions de dollars, laquelle est financée à hauteur de 31,3 millions par Québec.

Les MRC ont elles aussi investi dans l'aventure. «On a mis une mise de fonds temporaire, qui nous sera remboursée au fur et à mesure que l'usine va être en opération, a indiqué Jacques Ladouceur, préfet de la MRC de Rouville. À terme, on espère faire nos frais, voire économiser.»

«On nous a dit que c'est un des plus beaux projets du genre à être conçu», renchérit le préfet suppléant de la MRC et maire de Saint-Paul-d'Abbotsford, Jacques Viens.

Les bacs bruns, baptisés Organi-bacs, une marque déposée spécifiquement pour ce projet, seront par la suite distribués à la population. Quatre-vingt-dix mille de ces bacs seront commandés pour desservir les citoyens, dont 15 000 pour ceux de la MRC de Rouville, qui espère les offrir gratuitement à sa population.

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