De San Diego à Granby à vélo

Le duo de cyclistes a eu droit à... (- photo julie catudal)

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Le duo de cyclistes a eu droit à tout un comité d'accueil. Peu avant Granby, ils ont été rejoints par des membres de la famille de Lise Fleury.

- photo julie catudal

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Un couple de San Diego a été reçu en héros, samedi après-midi, après avoir parcouru 7000 km en vélo pour se rendre jusqu'à Granby, la ville d'origine de Lise Fleury. Elle a réalisé un vieux rêve en partant, en mars, de chez elle avec le strict nécessaire.

«Ça faisait longtemps que je voulais faire la traversée de l'Amérique en vélo et que mon soixantième [anniversaire] ça serait une bonne affaire, raconte la copropriétaire de l'agence de voyages Adventure Travel Group. Nous, notre vie est planifiée deux-trois ans d'avance à cause de nos tours en Europe, donc même si je dis que j'ai envie de faire ça, c'est dans un an ou deux que je peux le faire. Je vais avoir 62 ans au mois d'août, ça fait que je ne suis pas trop en retard», ajoute-t-elle en riant.

Son conjoint, Gary Bezer, ne partageait pas ce rêve, mais il a accepté de suivre Mme Fleury à condition de faire la Blue Ridge Parkway, une route américaine longue de 755 kilomètres qui passe dans un parc protégé, en montagne.

«On a fait toute la Blue Ridge au complet, c'est de la montée et de la côte. C'est écoeurant, je ne veux plus faire de côtes! C'est dur. Dans l'ouest, on roulait des journées de 95 miles, 90 miles (152-145 km), c'est beaucoup, raconte-t-elle. Tandis que là, c'est de la montagne, on a réduit à 70 km par jour. Il n'y a rien de plat, tu montes et tu descends à journée longue.»

En plus du rythme à maintenir sans relâche, même dans des températures parfois aux extrêmes, un défi supplémentaire s'ajoutait dans leur périple, surtout sur la Blue Ridge Parkway. «C'est de se trouver à manger et à se loger parce qu'il n'y a rien sur cette route-là, ce n'est pas permis, c'est un parc. Ça fait qu'il faut que tu sortes d'un bord et de l'autre.»

Heureusement, dans leurs maigres bagages, le couple avait cellulaire et données internet pour savoir où sortir et subvenir à leurs besoins.

Une vie à dos de vélo

Le vélo fait partie de la vie de Gary et Lise. Les voyages qu'ils organisent chaque année en Europe, pendant six mois environ, se font à vélo. Ils repartent d'ailleurs demain à San Diego, en avion cette fois, et quittent dans quelque temps avec un groupe en direction du vieux continent. Si elle n'a pas aimé les montagnes de la côte Est, elle adore tout de même les très longues ascensions d'Europe. Les voyages se déroulent souvent dans les montagnes, où les montées peuvent durer 40 km, mais après c'est fini, explique-t-elle.

Cette fois, elle avait planifié la route à emprunter, mais ils ont souvent dérogé aux plans préétablis, notamment pour aller souper dans une ville frontalière au Mexique, ou pour allonger leur voyage. Le rythme du couple était tellement bon qu'il avait une semaine d'avance sur leur prévision, mais personne n'aurait été là pour les accueillir à Granby.

Les cyclistes ont donc dévié de leur trajectoire pour passer par l'Ontario et visiter les Milles Îles et, tant qu'à faire, visiter d'autres membres de la famille et des amis.

À chaque arrivée dans un nouvel État ou une nouvelle province, Lise et Gary se prenaient en photo avec l'affiche annonçant le nom de l'État ou la province en question, avec Carlie, une tortue en peluche.

Carlie faisait littéralement partie de l'aventure et elle était souvent nommée dans les commentaires publiés sur Facebook. Malgré l'étroitesse de leurs sacs de transport, ils ont tenu à faire vivre l'aventure à Carlie.

Via Facebook, leur aventure a dépassé les frontières. Lise et Gary ont été suivis par des clients et hôteliers de partout. «Le soutien qu'on a eu sur Facebook, c'était génial.»

Comité d'accueil

Le duo de cycliste et leur complice ont eu droit à tout un comité d'accueil. Ils se sont arrêtés peu avant Granby, où ils ont été rejoints par des membres de la famille Fleury. La quinzaine de personnes ont pédalé par la suite jusque chez Normand Fleury, le frère de Lise, où les attendaient encore une quinzaine d'amis et de proches, banderoles en main et trompette à la bouche.

Mission accomplie pour les aventuriers qui partaient sans même savoir s'ils arriveraient à destination. «Je suis contente, je ne le referais plus par exemple, parce que survivre dans les dépanneurs de station d'essence c'est misérable un peu, confie Lise. Souvent, c'est du fast food et on est habitué à l'Europe. Même ici, si tu te promènes dans une petite route, tout ce que tu croises c'est un dépanneur. Je ne le regrette pas du tout... Surtout que je n'avais aucune idée en partant si j'étais capable de le finir parce que tu ne peux pas t'entrainer pour ça.»

Ses jambes ont survécu et ils ont continué malgré une chute qui a fait enfler la main de Lise. Mais tant qu'elle pouvait freiner et changer de vitesse, il n'y avait pas de mal, ajoute-t-elle.

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