Granby : la fin des après-bals à grand déploiement?

«C'est plate parce que c'est quand même l'après-bal,... (photo Alain Dion)

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«C'est plate parce que c'est quand même l'après-bal, et ce sera la première année où il n'y en aura pas», déplore Cynthia Desrochers (à gauche). «Là, on va être dispersés un peu partout», dit Cassandra Tardif. Les deux organisatrices prennent la pose devant le champ de la rue Saint-Charles Sud, où devait avoir lieu l'après-bal de l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc.

photo Alain Dion

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Un terrain zoné agricole ne peut être loué à d'autres fins, dit la Ville

Tout indique que les partys d'après-bal à grand déploiement - comme en organisaient chaque année les finissants des écoles secondaires de la région de Granby - sont maintenant chose du passé.

La fête préparée par des élèves de Joseph-Hermas-Leclerc (JHL) et prévue le 19 juin dans un champ de la rue Saint-Charles Sud, près de l'autoroute, n'aura pas lieu. Un nouveau règlement municipal interdit de louer un terrain zoné agricole à d'autres fins que ce pourquoi il est réservé, ont appris les organisatrices, cette semaine.

«C'est plate parce que c'est quand même l'après-bal, et ce sera la première année où il n'y en aura pas», déplore Cynthia Desrochers. «On ne pourra pas revivre ça, ajoute sa camarade Cassandra Tardif. On aurait tous été au même endroit. Là, on va être dispersés un peu partout.» Jessica Simard complétait le trio d'organisatrices.

Les jeunes femmes s'étaient informées à l'hôtel de ville et avaient rempli les documents nécessaires. Les disc-jockeys, la scène et des agents de sécurité étaient réservés. Les billets ont été mis en vente et de 1000 à 2000 personnes étaient attendues. Mais après vérification, la responsable du terrain, propriété de l'église Assemblée chrétienne de la grâce, a réalisé qu'elle ne pouvait avoir de permis pour cet événement.

«On ne savait pas qu'il y avait un règlement, indique Manon Rochefort. On nous l'a dit mardi. C'est dommage pour elles [les organisatrices], car elles sont gentilles. On fait déjà la Famili-Fête ici, mais on a le droit parce que c'est nous qui l'organisons.»

«Aberrant»

D'où vient ce règlement? Le maire de Granby, Pascal Bonin, explique qu'il a été adopté dans la foulée de l'interdiction par le tribunal, en 2013, de permettre la tenue d'une compétition de motocross sur des terres agricoles.

Il reconnaît que la situation est «aberrante» et place la Ville dans une situation pénible. «La CPTAQ [Commission de protection du territoire agricole du Québec] en a décidé ainsi, dit le maire. On est devant le fait accompli. La Ville ne peut émettre un permis en contradiction avec un jugement. Ce n'est pas la faute de la Ville ou des policiers.»

Le maire de Granby aurait d'ailleurs préféré qu'il n'y ait qu'un après-bal à Granby, à un endroit légal, délimité et supervisé par les policiers afin que ce soit le plus sécuritaire possible. La Ville est même prête à discuter avec de futurs organisateurs afin de fournir le terrain. Le Zoo et le parc Dubuc sont des options.

Mais il est trop tard pour cette année, précise le maire. «Si des gens veulent faire quelque chose l'an prochain, venez me voir, ma porte est toujours ouverte, dit-il. Mais il faut s'y prendre d'avance.»

Les détenteurs de billets pour l'après-bal de JHL seront remboursés, précisent Cynthia Desrochers et Cassandra Tardif.

Tous les détails dans notre édition de vendredi

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