Un site intéressant pour la future caserne de Waterloo

Le directeur général de Waterloo, Éric Sévigny, le... (photo Alain Dion)

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Le directeur général de Waterloo, Éric Sévigny, le maire Pascal Russell et le chef des pompiers, Patrick Gallagher, ont fait visiter le 400, rue Bernard à La Voix de l'Est cette semaine.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) La Ville de Waterloo pense avoir trouvé la solution idéale pour reloger son service de protection des incendies, qui occupe depuis des années une caserne désuète. Au lieu d'en faire construire une nouvelle à grands frais - dont les coûts sont estimés à près de 5 millions$ - la municipalité a maintenant l'oeil sur un bâtiment existant qu'elle s'apprête à acquérir pour 1$. La Voix de l'Est est allée visiter le 400, rue Bernard avec des représentants de la Ville. Petit tour du (futur) propriétaire.

Ce qui frappe en entrant, c'est d'abord la hauteur des plafonds, parfaite pour y stationner aisément les trois camions du service. «On ajouterait deux portes de garage de chaque côté, face à face», explique le directeur général Éric Sévigny, en arpentant la partie «garage».

Jouxté à ce vaste espace, un autre local permettrait notamment d'entreposer l'équipement de sauvetage.

«Il y a des gicleurs partout, la structure est tout en métal, donc incombustible. Et c'est chauffé au gaz naturel», fait remarquer le chef de la brigade des pompiers de Waterloo, Patrick Gallagher. Ce dernier verrait très bien son équipe s'installer dans ces locaux. Non seulement l'intérieur semble lui convenir, mais la localisation de l'édifice aussi. «Ici, on a accès rapidement aux principales routes, on est loin des résidences et l'endroit se prête bien aux entraînements, dit-il. On aménage pour 25 ans. Ça prend une vision à long terme.»

Sérieux potentiel

L'idée est née en avril dernier d'une discussion entre Éric Sévigny et le responsable de l'inspection et de l'urbanisme de la Ville, Marc Cournoyer. Sachant que le locataire actuel - le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRDI) - ne renouvelait pas son bail en novembre, les deux hommes cherchaient une nouvelle vocation à ce bâtiment qui fait partie des actifs de la municipalité.

À la blague, M. Cournoyer a lancé l'idée d'y installer la caserne. Les gestionnaires ont alors rapidement pris conscience du potentiel du bâtiment, qui sert présentement d'atelier et offre des services d'activités de jour au CRDI.

Depuis, divers professionnels - architectes, ingénieurs - sont allés faire un tour à cette adresse et la possibilité se précise. «Nos besoins s'harmonisent aux espaces disponibles ici. Et l'immeuble est en bonne condition; il a été entretenu de façon rigoureuse», constate le maire Pascal Russell.

La caserne actuelle offre 4277 pi2 de superficie. En s'installant dans la rue Bernard, l'espace serait plus de quatre fois plus grand (18 068 pi2).

La direction apprécie notamment le fait que l'édifice compte déjà des cuisinettes, des salles de bain, plusieurs bureaux à l'étage qui pourraient servir de dortoir pour les pompiers et les premiers répondants, ainsi que de vastes locaux pouvant accueillir des salles de formation et un laboratoire pour les appareils respiratoires.

On est toutefois loin d'un concept clé en main. Il faudra adapter tout cet espace et le mettre au goût du jour, des vestiaires avec douches devront être aménagés et la toiture devra également être remplacée. Il faudra aussi ajouter une tour pour le séchage des boyaux.

Difficile pour l'instant de chiffrer le montant qu'il faudrait investir pour convertir cet ancien motel industriel en caserne. Un million$, 1,5 million$? Ce qui apparaît certain pour la direction de la Ville, c'est qu'on sera bien loin des 5 millions$ que coûterait une caserne flambant neuve.

Le projet pourrait par ailleurs être admissible au Programme Infrastructures Québec-municipalités, une subvention qui pourrait réduire la note de 50%.

«On est très optimistes sur les chances de réussite de ce projet. Tout le monde se croise les doigts. Je pense qu'on est enfin dus pour une bonne nouvelle...», fait remarquer le maire.

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