Projet Cure : «L'horloge doit être remontée», dit le juge

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À la défense, Me Thomas Walsh ne s'est pas laissé démonter par la décision du juge de rejeter sa requête en délais déraisonnables. «Je n'ai pas l'intention de lâcher», a-t-il indiqué.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Les délais encourus depuis l'arrestation des derniers accusés du projet Cure, en 2005, sont autant attribuables à la Couronne qu'à la défense ainsi qu'à des raisons inhérentes aux tribunaux. La Cour d'appel a aussi cassé un premier verdict et ordonné un nouveau procès en 2013.

Pour toutes ces raisons, le juge de la Cour supérieure Guy Cournoyer a rejeté hier la requête en délais déraisonnables déposée par Werner Kyling, Brian Bordo, Martin Castilloux, Martin Clohosy et Gilles Couture, accusés de production et de trafic de marijuana à grande échelle.

«Quand un nouveau procès est ordonné, l'horloge doit être remontée», a expliqué le magistrat dans un jugement étoffé. Si étoffé, en fait, que M. Bordo s'est assoupi durant sa lecture.

On ne peut non plus faire table rase des précédentes décisions sur la question des délais, dont celle du juge qui avait entendu le premier procès des accusés du «cartel de Bedford». À l'époque, une requête similaire avait aussi été rejetée.

Le juge Cournoyer s'est aussi retenu de critiquer le travail des procureurs dans cette affaire et a rappelé que les défendeurs qui se sont représentés seuls, comme M. Kyling, ont souvent été «désorganisés» tout en multipliant les requêtes.

«Cette cause est complexe», a dit le magistrat.

Nouvelle direction

Pour la Couronne, Me Robert Rouleau s'est dit en accord avec cette décision et a souligné que le juge avait «pris la peine de faire le point sur la jurisprudence applicable».

À la défense, Me Thomas Walsh s'est aussi dit satisfait même s'il n'est «pas content» du résultat. «[Le juge] a fait preuve d'énormément de réflexion, a dit l'avocat. C'est sensé. C'est une nouvelle direction que les tribunaux ont pris: on ne présume pas qu'il y a préjudice parce que beaucoup de temps s'est écoulé. Mais je continue. Je n'ai pas l'intention de lâcher.»

Sitôt la décision rendue, Me Walsh a enchainé avec une nouvelle demande visant à exclure les enregistrements d'écoute électronique au dossier. «Les faits ont été triturés afin de donner une fausse impression», a-t-il plaidé.

Les parties ont convenu d'entendre un témoin à ce sujet, aujourd'hui. Werner Kyling, 72 ans, a aussi remis à la cour la copie d'une requête d'exclusion d'écoute électronique de son cru.

Me Thomas Walsh compte ensuite déposer une autre requête, cette fois-ci pour abus de procédures envers ses clients. Advenant qu'elle soit aussi rejetée, les accusés doivent subir leur deuxième procès à partir de novembre.

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