Partage de la route: une culture à adopter

«Le bilan routier s'améliore année après année. (Mais)... (photo Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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«Le bilan routier s'améliore année après année. (Mais) je répète qu'un blessé, un décès, c'en est toujours un de trop », souligne Mario Vaillancourt, relationniste pour la Société de l'assurance automobile du Québec.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Respect et courtoisie. Deux mots clés pour un bon partage de la route. La saison du vélo bat son plein depuis plusieurs semaines et la Société de l'assurance automobile du Québec poursuit sa sensibilisation sur le partage de la route entre automobilistes et cyclistes.

En 2014, deux cyclistes ont perdu la vie sur les routes de la Montérégie et 338 autres ont été blessés. En Estrie, le bilan est meilleur, avec 42 blessés.

«Le bilan routier s'améliore année après année, constate Mario Vaillancourt, relationniste pour la SAAQ. (Mais) je répète qu'un blessé, un décès, c'en est toujours un de trop. D'une façon générale, on peut observer des tensions entre les automobilistes et les cyclistes qui doivent cohabiter.» Et des cyclistes, il y en a!

En 2010, Vélo Québec faisait son recensement des cyclistes dans toute la province. L'étude démontre qu'il y avait, à l'époque, 4 millions de cyclistes. En cinq ans, il y avait eu une augmentation de 500 000 cyclistes. La hausse se poursuit. Cette année, l'état du vélo au Québec sera fait à nouveau, mais les quelques compteurs automatiques déjà installés prouvent le gain en popularité de ce mode de transport.

Les mentalités changent peu à peu, selon Lucie Lanteigne, directrice générale de Vélo Québec. «On a encore des améliorations à faire, c'est pourquoi on investit dans des campagnes de partage de la route. Vélo Québec, sur notre site, on développe des capsules de formation autant pour les cyclistes que les automobilistes et les camionneurs, pour comprendre la réalité de tout un chacun et avoir un bon partage de la route.»

«C'est relativement nouveau, le vélo, au Québec, ajoute-t-elle. Ce n'est pas un phénomène comme en Europe où c'est culturel. Il y a une culture pour les automobilistes, d'attendre derrière un cycliste que la voie se libère pour faire un dépassement tout en confort pour les deux, qui est très habituel là-bas.»

Une des raisons de l'amélioration du respect et de la courtoisie est le nombre d'automobilistes qui sont aussi cyclistes. Conscient des irritants, ces utilisateurs de la route, que ce soit sur deux ou quatre roues, auront tendance à éviter de les reproduire.

Le fameux code

Le Code de la sécurité routière ne s'applique pas qu'aux conducteurs d'un véhicule routier, mais aussi aux cyclistes. «Les cyclistes ont les mêmes droits et les mêmes obligations que les automobilistes, par exemple de s'arrêter à un feu rouge, souligne Mario Vaillancourt. Je pense qu'il y a beaucoup de cyclistes qui ne sont pas au courant de ça.»

Un cycliste qui ne respecte pas un arrêt obligatoire, les feux de route ou le sens de la circulation, notamment, s'expose à une contravention en plus de points d'inaptitude. Si un cycliste n'a pas de permis de conduire, un dossier à son nom sera simplement ouvert à la SAAQ, explique Marc Farand, porte-parole de la police de Granby. Les points y seront inscrits dans l'optique de l'obtention future et potentielle d'un permis.

Phénomène courant dans les municipalités, il est interdit de rouler à sens inverse du trafic. En plus d'être une infraction au Code de la sécurité routière, il est risqué de s'adonner à cette pratique.

«Un vélo qui a un impact face à une voiture (en sens inverse), l'impact est quatre fois plus grand que si vous avez un impact avec la voiture derrière vous (dans le sens du trafic), explique Lucie Lanteigne. Aux intersections, l'automobiliste s'attend moins à voir le cycliste.»

Recommandation

La SAAQ demande aux cyclistes de demeurer visibles, de porter un casque, de signaler leurs intentions et, s'ils roulent en groupe, de le faire en file indienne.

Quant aux automobilistes, il leur est demandé d'être patients et de prendre une distance d'au moins 1,5 mètre lors d'un dépassement en milieu rural. Il est à savoir qu'un conducteur peut dépasser un ou des cyclistes, par la voie inverse, même si la ligne centrale est pleine. La SAAQ recommande d'anticiper la présence des cyclistes et des mouvements brusques en cas d'obstacle et de ne pas klaxonner pour éviter de surprendre.

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