Une huitième acquisition pour Artopex

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Le président et chef de la direction d'Artopex, Daniel Pelletier (au centre), entouré de ses deux fils, Francis et Martin.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granb) Nouvelle étape pour Artopex: le fabricant de mobilier de bureau a fait l'acquisition de Logiflex, à Sherbrooke. Le nouveau groupe Artopex-Logiflex devient ainsi le troisième fabricant de mobilier de bureau en importance au Canada, a annoncé hier l'entreprise de Granby.

Cette alliance permettra au nouveau joueur 100% québécois, employant 650 personnes, de renforcer sa présence sur les marchés extérieurs détenus majoritairement par cinq géants américains, surnommés «Le Big five».

Logiflex représente la huitième acquisition - la deuxième en importance - d'Artopex, qui n'avait pas posé ce geste depuis 2005.

«Il n'y aura pas de changements pour les équipes en place dans les deux entreprises. Les opérations demeurent les mêmes. Mais ça change la donne pour la pénétration des marchés extérieurs», a commenté hier le président et chef de la direction d'Artopex, Daniel Pelletier.

Ce dernier affirme qu'Artopex a amorcé les discussions avec les trois propriétaires de Logiflex - Yan Sinclair, Pierre Perreault et Guy Robinson - en vue de l'acquisition.

«Ils se sont vite ralliés à l'idée parce que les chances de croissance passent par là. Ça n'a pas été difficile de s'entendre sur le fait que s'unir, c'est la meilleure affaire à faire pour percer le marché», dit M. Pelletier, dont les deux fils, Francis et Martin, représentent la relève au sein de l'entreprise.

Cinq usines

Au Québec, Artopex et Logiflex conserveront leur marque de commerce distinctive et leur réseau de distribution respectif. Les ressources des deux entreprises seront toutefois mises à profit dans le reste du Canada et aux États-Unis, souligne Daniel Pelletier.

Les deux entreprises utilisent la même matière pour la fabrication de leurs mobiliers, le laminé, mais proposent des styles différents et possèdent un réseau de distribution qui leur est propre.

Fondée il y a 22 ans, Logiflex emploie 240 personnes à son usine de 90 000 pieds carrés à Sherbrooke. L'entreprise a aussi des salles de montre à Montréal et à New York. Artopex, en opération depuis 35 ans, compte pour sa part près de 400 employés, opère des usines à Laval, Granby et Sherbrooke, en plus d'avoir des salles de montre à Montréal, Toronto et Calgary.

La transaction, dont les détails financiers demeurent confidentiels, prévoit que les copropriétaires de Logiflex demeurent en poste au sein de l'entreprise, précise le président et chef de la direction d'Artopex.

Augmenter les exportations

Environ 40% des ventes du nouveau groupe sont effectuées aux États-Unis et 60% au Canada. L'objectif avoué des entrepreneurs est d'augmenter les exportations.

La faiblesse du huard face à la devise américaine favorise actuellement les affaires. «Ça nous donne une marge pour être plus compétitifs. On ne veut pas fonder tout notre développement là-dessus parce qu'on ne sait pas si ça va être temporaire ou non. Mais c'est sûr que les volumes sont en croissance», dit Daniel Pelletier.

À ses yeux, la transaction «prouve qu'on est encore capable de fabriquer du meuble au Québec». «C'est une belle nouvelle pour toute l'industrie du meuble. On garde des emplois au Québec et on progresse», souligne M. Pelletier.

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