Barrière anti-bernaches : la Ville a omis de demander l'autorisation

La Ville a installé une clôture anti-bernaches en... (photo Alain Dion)

Agrandir

La Ville a installé une clôture anti-bernaches en 2013, avec des résultats parfois mitigés, comme le démontre cette photo prise hier, mais elle a omis d'obtenir les autorisations nécessaires. Une situation qu'elle a entrepris de corriger.

photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La Ville de Granby a mis en place une barrière anti-bernaches en 2013 au parc Daniel-Johnson pour inciter les outardes à fréquenter d'autres secteurs du lac Boivin. Mais elle a omis, dans l'opération, de demander les autorisations nécessaires. Une situation qu'elle a entrepris de corriger.

«On aurait dû demander l'autorisation. On est capable de le reconnaître», a admis le maire Pascal Bonin lors de la dernière séance du conseil municipal. «Mais à la fin de l'histoire, je ne pense pas que ça va changer grand-chose», a-t-il ajouté.

Une demande sera ainsi soumise au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) en vertu de l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement, ont approuvé les élus.

La barrière anti-bernaches, d'une hauteur de 40 centimètres, est installée sur une distance de 1,5 km. Selon le sommaire décisionnel transmis aux élus, la MRC de la Haute-Yamaska a affirmé que l'installation d'une clôture est permise puisque ce type d'ouvrage fait partie des exceptions de travaux autorisés dans la rive. Mais une demande d'avis technique adressée au MDDELCC aurait révélé qu'une autorisation est nécessaire pour ce type d'ouvrage.

L'installation d'une clôture anti-bernaches serait, selon le MDDELCC, susceptible de modifier l'environnement d'une partie de la rive du lac Boivin, lit-on dans le sommaire décisionnel, dont les médias ont obtenu copie.

Autorisation nécessaire ou pas, le maire Bonin continue à croire au bien-fondé de la présence de la barrière, même si un citoyen, Marc Fournier, réclame plus d'espaces pour les bernaches au parc public. «Avant les gens ne pouvaient plus s'approprier le parc. C'était insalubre. Maintenant, chacun a ses espaces. Et il y a cinq kilomètres d'espace en amont pour les bernaches», dit-il.

Hier, lors du passage du photographe, des bernaches ont malgré tout pu être observées près du pavillon Roger-Bédard.

Dans la résolution adoptée en début de semaine, la Ville fait par ailleurs valoir que «le Service canadien de la faune affirme que la modification de l'habitat pour le rendre non favorable à la bernache, telle que l'installation de barrières, représente la meilleure stratégie à long terme pour résoudre les conflits avec les bernaches».

 

Tous les détails dans notre édition de jeudi

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer