Le site de la Cresswell abandonné

Le conseil municipal de Granby a abandonné hier... (photo Janick Marois)

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Le conseil municipal de Granby a abandonné hier soir l'idée de construire le centre aquatique sur le site des Industries Cresswell, contaminé au TCE.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le centre aquatique de Granby ne sera pas construit sur le site des Industries Cresswell, rue Léon-Harmel. La présence dans le sol de trichloréthylène, un contaminant aussi connu sous l'abréviation TCE, a incité les élus à abandonner l'option. Cette décision a été confirmée hier soir lors de la séance ordinaire du conseil municipal. Le choix du parc Dubuc comme nouveau site privilégié n'a pas été confirmé.

«On se retire à cause de la nature du contaminant, le TCE. Les vapeurs peuvent être cancérigènes. Sa nature fait aussi en sorte que les odeurs peuvent être nauséabondes, et ce, durant de nombreuses années», a entre autres fait valoir le maire Pascal Bonin.

Ce dernier souligne que les problèmes d'eau potable éprouvés à Shannon en Ontario l'ont été à la suite de la contamination de la nappe phréatique au TCE.

C'est donc pour des raisons de santé publique que le conseil municipal a décidé de mettre fin à l'entente qu'elle avait conclue avec les Industries Cresswell pour acquérir le terrain, libre de tout bâtiment, au coût de 2,9 millions$. La Ville devait aussi contribuer aux travaux de décontamination jusqu'à un maximum de 500 000$, de sorte que l'acquisition du terrain aurait pu entraîner une facture de 3,4 millions$.

À la lumière de la décision prise hier, la Ville demande maintenant le remboursement de son dépôt et les intérêts accumulés. «On avait un contrat solide qui nous permettait de nous retirer si on avait ce type de problème là, sans coûts et sans risques», estime le maire. Celui-ci compare cette étape à l'achat d'une maison où la transaction est généralement conditionnelle à l'obtention d'une inspection favorable.

«Ça ne répond pas aux critères pour la santé des gens. On ne revient pas à la case départ. C'est juste un pas en arrière», affirme le maire Bonin.

Au parc Dubuc?

Dans les circonstances, le parc Dubuc, situé en face des installations de Cresswell, sera-t-il amputé d'une superficie importante de ses infrastructures sportives (terrains de soccer, baseball et pétanque) pour faire place au centre aquatique? L'option est plus que jamais envisagée par les élus. Mais hier, ils ont préféré jouer de prudence. «On ne s'avance pas pour l'instant. On attend le rapport des tests de sol effectués au parc Dubuc. Le conseil a aussi mandaté une firme d'architectes pour repositionner le futur centre aquatique au parc Dubuc», affirme le maire.

L'octroi des contrats pour les services professionnels en architecture et en ingénierie est donc de nouveau reporté. Ils pourraient être accordés lors de la prochaine séance du conseil, le 15 juin prochain.

Pascal Bonin n'a pas caché sa déception face à la tournure des événements. «C'est dommage parce que c'était le terrain idéal au niveau de sa localisation. Mais le contaminant lui-même rend ça impossible», laisse-t-il tomber.

Selon le maire, le site des Industries Cresswell était le plan «A+» de l'administration municipale, car il avait l'avantage de permettre la création d'un quartier des sports, étant situé à proximité d'autres infrastructures sportives, dont l'aréna, et de faire disparaître une usine de ce quartier résidentiel. Le parc Dubuc, lui, était, selon Pascal Bonin, le «plan A». Il devient dorénavant le nouveau plan «A+». «On aurait quand même le quartier des sports, mais on n'éliminerait pas une usine. On a d'ailleurs hésité longtemps entre les deux sites», dit Pascal Bonin.

Autre usage?

Le maire Bonin ne cache pas que la Ville pourrait toujours avoir un intérêt pour le site des Industries Cresswell, mais pour un autre usage que la construction d'un centre aquatique. Des terrains de soccer retirés du parc Dubuc pourraient-ils y être aménagés? «On n'aurait pas besoin de creuser et les normes environnementales sont différentes», avance Pascal Bonin.

Celui-ci estime d'ailleurs que le terrain n'a dorénavant plus la même valeur, s'il devait malgré tout être acquis. Mais il est encore trop tôt pour émettre des hypothèses, conclut-il.

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