Vers intestinaux dans une école primaire: Val-des-Cerfs revient sur sa position

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Kathleen Morel, directrice adjointe aux services éducatifs à la CSVDC.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) La commision scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) a fait volte-face dans le dossier d'enfants infectés par des oxyures, des vers intestinaux contagieux, mis en lumière par La Voix de l'Est, jeudi. Un «grand nettoyage» a finalement été effectué dans deux classes de l'école primaire de Granby durant le week-end. Une lettre dressant le portrait de la situation doit être envoyée «aux parents concernés» au cours des jours à venir.

«La Santé publique affirmait vendredi qu'il était peu probable que la contamination provienne de l'école. Mais que des mesures préventives, c'est toujours bon. Pour rassurer la population et les parents, on nous a recommandé de nettoyer chaque pupitre [des deux classes concernées] avec des lingettes différentes», a indiqué en entrevue Kathleen Morel, directrice adjointe aux services éducatifs à la CSVDC.

Michèle Pelletier a tiré la sonnette d'alarme. La Granbyenne a lancé, la semaine dernière, une pétition dénonçant l'inaction de l'école que fréquentent deux de ses trois enfants, infectés par ces parasites à plusieurs reprises depuis septembre 2014. La dame affirme avoir dû insister auprès de la direction de l'école pour qu'une lettre soit envoyée aux parents. Mme Pelletier a finalement eu gain de cause le 8 décembre. La missive faisait état de deux cas d'oxyurose dans l'établissement en question. Or, au moins un autre élève aurait contracté l'indésirable parasite dans la même école.

«C'est la Santé publique qui nous a informés qu'il y avait un autre cas», a précisé Mme Morel, martelant ne pas savoir à quelle période il a été recensé, et refusant de commenter plus avant le dossier.

«Protocole»

Selon Mme Morel, le «protocole» établi entre le CIUSSS de l'Estrie (anciennement CSSS), l'infirmière scolaire et les responsables de la Santé publique «a été suivi à la lettre». «Si sur le territoire de l'école, de Granby, ou peu importe, il y avait une pandémie ou que ça devenait contagieux à tel point que tous les enfants étaient contaminés, le "protocole" se mettrait [en branle] à l'inverse, a-t-elle mentionné. Ils [la Santé publique] nous contacteraient pour nous demander s'il est possible que ça provienne de l'école.»

Mme Pelletier a rencontré la direction de l'école et une responsable de la Santé publique. «J'ai hâte que ça arrête, mais c'est sur la bonne voie. Il doit y avoir un suivi serré avec mon médecin», a-t-elle indiqué, hier. Celle qui a lancé le mouvement contestataire est toutefois déçue que la commission scolaire maintienne le statu quo en refusant de diffuser l'information au sujet de l'oxyurose à l'ensemble des parents.

«Lorsqu'on envoie une information [à l'ensemble] des parents, c'est dans l'optique qu'ils fassent une action particulière. Mais là, ça peut juste créer de l'incertitude qui n'est pas nécessaire parce que tout était fait dans le protocole et dans les normes», a pour sa part affirmé la responsable des communications de la CSVDC, Isabelle Charest. «Une lettre sera envoyée aux parents [du pavillon concerné] pour dire que tout est sous contrôle et peut-être rappeler les mesures préventives, sans plus», a-t-elle poursuivi.

Au moment de mettre sous presse, il n'avait pas été possible de s'entretenir avec les responsables de la Santé publique à propos du dossier. En date d'hier soir, 106 signataires avaient endossé la pétition.

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