Russell espère des changements

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Le maire de Waterloo et préfet de la Haute-Yamaska, Pascal Russell, souhaite notamment que les relations entre les élus québécois et le ministre Pierre Moreau s'améliorent.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Le préfet de la Haute-Yamaska, Pascal Russell, se présentera au Grand Rendez-vous de la Fédération québécoise des municipalités, demain à Québec, non sans certaines attentes. Il souhaite d'abord être entendu, mais il espère aussi que les relations entre les municipalités et le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, prennent du mieux.

«Avec le ministre Moreau, c'est toujours de la confrontation. Comme si, sur le plan des dépenses, tout était toujours la faute des municipalités», laisse entendre M. Russell.

Il montre du doigt les tracasseries administratives auxquelles celles-ci sont soumises. «On est prêts à faire notre part, mais la machine gouvernementale est tellement lourde. Il y a trop de paperasserie. On devrait notamment simplifier le volet des redditions de comptes. Il faut que ce soit allégé.»

Selon lui, les exigences du gouvernement obligent notamment les villes à faire appel à des sous-traitants - comptables, experts, etc. - qui font automatiquement grimper les dépenses.

Ces exigences viennent également compliquer les demandes de subventions. «On dirait que quelqu'un a le mandat de restreindre par tous les moyens les subventions aux municipalités, et ce, dans n'importe quel ministère», laisse-t-il tomber.

Pascal Russell souhaite qu'un nouveau climat émerge de cette rencontre au sommet. «J'espère qu'on pourra travailler en partenariat plutôt qu'en mode confrontation. On ne peut plus fonctionner comme avant, c'est clair, mais il y a moyen de s'entendre.»

Pour que le message passe clairement, il faut idéalement, dit-il, que la FQM se prononce conjointement avec l'Union des municipalités du Québec. Sous cette pression commune, le gouvernement n'aura pas le choix d'agir rapidement, selon lui.

«Les gens sont tellement blasés de la situation qu'ils vont s'unir. Il faut énoncer clairement nos attentes.»

Déçu

De toute évidence, le Pacte fiscal proposé par le gouvernement du Québec l'a beaucoup déçu. «Tout le monde patine, personne ne sait où on s'en va. Tout est paralysé!»

Il fait entre autres référence au nouveau Programme de soutien au développement des territoires, doté d'un montant global, non déterminé et «non décortiqué», dit-il. «On s'attend à avoir des détails lors de cette rencontre.»

Le maire de Waterloo fait remarquer qu'avec tous les changements annoncés, comme l'abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ) et la fin des activités des Centres locaux de développement (CLD), l'État souhaite transférer de plus en plus de responsabilités aux municipalités. «Dans ce cas, il faut aussi un transfert de moyens financiers!»

Il rappelle que les villes sont déterminées à être reconnues comme des gouvernements de proximité, tant sur le plan fiscal et financier que sur le plan de l'autonomie.

Dans les discussions entourant le Pacte fiscal, il faut des mesures pour faciliter le contrôle des dépenses, notamment au chapitre des relations du travail, note-t-il. «Le monde municipal demande depuis des années d'équilibrer le rapport de force dans les relations de travail et l'annonce du ministre est un pas dans la bonne direction pour en arriver à une entente qui ira dans le sens de nos priorités.»

Au niveau fédéral, le financement des infrastructures, la sécurité dans le transport des matières dangereuses, le logement social et le respect des compétences des municipalités pour l'aménagement de leur territoire devront également faire partie du débat. «Le milieu municipal a la ferme intention de travailler d'égal à égal avec tous les paliers de gouvernement. Nous sommes trois gouvernements à payer, nous devrions être trois gouvernements à décider.»

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