Une mauvaise idée, dit Paul Sarrazin

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Le problème n'est pas dans les élections scolaires, dit le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Abolir les conseils des commissaires n'est pas la solution pour améliorer l'efficacité des commissions scolaires, dénonce le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

Joint hier, le touche-à-tout politique estime que «le problème n'est pas là». «C'est dans l'administration des commissions scolaires que beaucoup de choses doivent être revues, comme la rémunération globale», dit-il.

Val-des-Cerfs a déposé un «plan d'optimisation», sabré deux de ses trois directeurs généraux adjoints et «il y aura d'autres coupures», dit M. Sarrazin, car «il reste du travail à faire».

«C'est évident qu'il y a de l'efficacité à améliorer. Mais le problème n'est pas là [dans les conseils des commissaires].»

Proximité

Hormis le coût prohibitif des élections scolaires et le fait, indiscutable, qu'elles sont impopulaires, Paul Sarrazin se demande bien ce qu'on reproche aux commissaires.

«Ils ne font pas leur job? Quand on ne sera plus là, à qui les citoyens vont-ils s'adresser? Quelle sera la proximité? On m'interpelle souvent dans la rue. Les gens me disent: lâchez pas M. Sarrazin! C'est quelque chose, ça. Là, on s'éloigne encore de la population.»

Le président de Val-des-Cerfs dit ignorer comment seront dirigées les commissions scolaires à l'avenir, mais il s'attend à des «commissaires nommés» à l'image de ce qui se fait dans le domaine de la santé. Si possible, il aimerait continuer à en faire partie.

«Au moins, l'héritage de Val-des-Cerfs sera là. La maison que je vais laisser sera nette, sur les rails.»

Argent

Que ceux qui croient que les commissaires siègent pour l'argent se détrompent, ajoute M. Sarrazin. «Ils gagnent 7000$ par année et moi, 23 000$. Ce ne sont pas des projets de retraite qu'on fait là! Je donne de mon temps parce que j'aime ce que je fais.»

Il déplore que Québec ne cesse de demander des comptes et des actions aux commissions scolaires tout en sabrant sans cesse leur budget. «On sait qu'on est périmés, on connaît pas notre date, mais on nous dit: faites la job sale de couper sans toucher aux services aux élèves. Ça fait mal, ça.»

«En bout de ligne, on ne fait que ce que le gouvernement nous demande.»

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