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Cri du coeur d'une maman : une Granbyenne dénonce l'inaction de l'école de son enfant face à la propagation des oxyures

Michèle Pelletier et Nathalie Jacques ont lancé une... (photo Alain Dion)

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Michèle Pelletier et Nathalie Jacques ont lancé une pétition dans l'espoir de contrer ce «fléau» dans l'établissement fréquenté par leurs enfants respectifs.

photo Alain Dion

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Plusieurs parents d'enfants en âge scolaire ont certainement entendu parler des poux. Mais, qu'en est-il des oxyures? Ces vers intestinaux contagieux empoisonnent l'existence de familles entières. La maisonnée de Michèle Pelletier est du nombre.

Se sentant laissée pour compte par la direction de l'école de ses enfants, infectés par ces parasites à plusieurs reprises, la Granbyenne vient de lancer une pétition. Celle-ci réclame la mise en place de mesures de salubrité et de communication «plus adéquates» dans l'établissement.

Le «calvaire» de Michèle Pelletier et de ses proches a commencé peu de temps après la rentrée scolaire, en septembre. C'est à ce moment qu'une de ses deux filles a contracté l'indésirable parasite. Sans le savoir, la mère au foyer venait d'entamer ce qu'elle qualifie de «long combat».

«Je me doutais que mon enfant avait été infectée à l'école. Quand tu sais que tu fais déjà tout pour garder ta maison propre et que tes jeunes font attention à l'hygiène, à bien se laver les mains, à ne pas les mettre dans leur bouche, c'est frustrant. Comme c'est contagieux, l'école aurait dû prendre des mesures pour éviter que ça se propage. Mais la direction et l'infirmière [de l'établissement] ne m'ont pas prise au sérieux. On m'a dit que des problèmes comme ça, ce n'est pas grave.»

Comble de malheur, la famille a dû composer avec deux autres épisodes d'oxyurose au cours des mois suivants, après que les symptômes de la première infection soient disparus.

«Je suis vraiment à bout de devoir recommencer à zéro tout le temps. Les enfants qui ont des oxyures dorment mal à cause des démangeaisons. Et quand ils sont fatigués, on sait ce que ça donne. J'en ai trois [enfants] et je dois tout désinfecter ou laver à l'eau chaude systématiquement pendant deux semaines. Les draps, les jouets, le linge. Presque tout ce qu'ils touchent. C'est rendu que j'ai peur qu'ils aillent à l'école. Il faut que les parents soient bien informés pour que ça arrête.»

Cas fréquents

Selon le Dr Michel Poirier, directeur des services professionnels par intérim au Centre hospitalier de Granby (CHG), l'oxyurose est fréquente, surtout chez les jeunes enfants en milieu scolaire. Un des facteurs de risque de propagation du parasite est la proximité des gens dans un milieu restreint, mentionne-t-il. «D'où l'importance de couper la boucle.»

Le Dr Poirier souligne que la transmission de l'infection se fait par voie orale, d'humain à humain. «Pour aller pondre leurs oeufs, les vers intestinaux sortent près de l'anus. Le principal symptôme, c'est que ça pique. [La ponte] se passe surtout la nuit, explique-t-il, ce qui fait que le sommeil est souvent inconfortable.»

L'hygiène des mains demeure la première arme pour éviter la propagation des oxyures. Garder les ongles courts est aussi une mesure à préconiser.

Si une personne est infectée, la désinfection de la maisonnée est de mise. En fait, tout ce qui est susceptible d'entrer en contact avec les mains et la région rectale, notamment les toilettes et les poignées de porte, car les vers peuvent survivre en dehors du corps pendant près de trois semaines, précise M. Poirier. Le lavage des draps et des vêtements à l'eau chaude est aussi suggéré.

Comme les vers mesurent de 5 à 10 mm de long, ils sont facilement observables à l'oeil nu près de l'anus (principalement la nuit), ce qui facilite le diagnostic par les parents chez leurs enfants.

Le traitement consiste à prendre deux comprimés à intervalle d'une semaine.

Le Dr Poirier concède que les tabous entourant ce type d'infection sont bien enracinés. «Trop souvent, les gens pensent que la présence d'oxyures est un signe de malpropreté ou de négligence, dit-il, faisant le parallèle avec les poux. Mais ce n'est pas le cas.»

Pétition

Voyant que Mme Pelletier était à bout de ressources, sa voisine, Nathalie Jacques, a voulu lui donner un coup de pouce. Pour ce faire, sa complice a mis en ligne la pétition qui s'intitule: «Cri du Coeur d'une maman à cause d'une école irresponsable.» La dame y décrit son parcours auprès de la direction de l'école.

Elle mentionne également plusieurs idées pour tenter de contrer ce «fléau» dans l'établissement. «Je ne peux pas rester les bras croisés en espérant que ça change dans l'école. Ce que Michèle vit, ça me touche parce que j'ai un enfant qui va aussi là-bas, dit-elle. Et j'ai une garderie, alors je ne voudrais surtout pas que ça se propage ici. C'est dommage d'avoir à en venir là pour faire changer les choses, mais on doit le faire.»

Au moment de mettre sous presse, la pétition comptait 73 signataires.

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