Procès de Jean Boissonneault : les audiences sont suspendues

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Me Roger Paquin, à la défense, et Me Karim AinMelk, du ministère public, ont accepté de reporter le dossier au 6 juillet, pour la forme.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Après six jours d'audiences - alors que seulement trois avaient été réservés au départ -, les parties se sont résignées à interrompre le procès de Jean Boissonneault, hier.

Coincés par le besoin de réserver de nouvelles dates, Me Karim AinMelk, du ministère public, et Me Roger Paquin, à la défense, ont accepté de reporter le dossier au 6 juillet, pour la forme. À cette date, les avocats et la juge Julie Beauchesne détermineront un horaire pour la suite des procédures.

La Couronne n'a pas encore clôt sa preuve et garde espoir de convaincre la quatrième et dernière plaignante de venir donner sa version des faits. Si elle ne se présente pas en cour, les accusations la concernant seraient abandonnées.

Sept accusations incluant agression sexuelle sur des mineures et incitation à des contacts sexuels sur des mineures pèsent contre M. Boissonneault, un employé de compagnie de remorquage de 31 ans. Il a plaidé non coupable aux crimes allégués qui seraient survenus dans les années 2000.

Trois des quatre présumées victimes, qui avaient respectivement 8, 12 et 17 ans au moment des faits reprochés, ont témoigné jusqu'à maintenant. Un ancien ami ainsi que l'ex-épouse de l'accusé ont aussi été appelés à la barre par la Couronne. Les audiences ont pris plus de temps que prévu notamment en raison de longs contre-interrogatoires.

Consommation

Au retour du procès, et lorsque la Couronne aura terminé sa preuve, la défense pourra faire entendre ses témoins. Ceux-ci n'ont pas été annoncés. Les parties présenteront ensuite leurs plaidoiries finales avant que la juge rende son verdict.

Hier, les avocats ont brièvement réinterrogé la première plaignante à avoir témoigné, que l'on ne peut nommer, comme les autres, en raison de la nature des infractions reprochées et de l'âge qu'elles avaient à ce moment-là. À la lumière d'un rapport médical récemment obtenu, Me Paquin l'a questionnée sur sa consommation passée de marijuana.

L'interrogatoire a semblé irriter la juge Beauchesne, qui s'est questionnée sur la pertinence de ces questions. Me Paquin s'est défendu en indiquant que les réponses du témoin pourraient contribuer à miner sa crédibilité.

La jeune femme a ensuite rappelé souffrir de problèmes de santé depuis les actes dont elle aurait été victime, en 2009, et que ses symptômes ont récidivé après son témoignage, en mars. Elle a dû être hospitalisée durant un peu plus d'une semaine après son dernier passage en cour.

«Ça va un peu mieux, mais pas tout à fait», a-t-elle indiqué. S'il est reconnu coupable, Jean Boissonneault s'expose à une peine maximale de 10 ans de prison.

 

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