Branle-bas de combat chez Velan

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Une poignée de policiers et d'agents de sécurité ont été dépêchés sur les lieux peu avant midi.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Les employés et la direction de l'usine Velan de Granby ont été sur un pied d'alerte une bonne partie de la journée, hier. En matinée, le bruit a couru que leurs collègues syndiqués de Montréal, en lock-out depuis dimanche, s'apprêtaient à débarquer en ville pour manifester. Une menace qui ne s'est toutefois pas concrétisée.

Rappelons qu'avant-hier, les syndiqués des deux installations de la multinationale ont été appelés à se prononcer sur une entente de principe survenue avec la partie patronale quelques jours plus tôt. Si les travailleurs de Granby ont voté à 90% en faveur de l'entente, ceux de Montréal l'ont plutôt rejetée dans une proportion de 78%. En conséquence, l'employeur a décrété un lock-out du côté de la métropole.

Au courant de l'avant-midi, des rumeurs, dont La Voix de l'Est a eu vent de plusieurs sources, ont commencé à circuler selon lesquelles les syndiqués montréalais, déçus du «manque de loyauté» de leurs confrères granbyens, avaient pris place à bord de deux autobus en direction de l'usine de la rue Cowie. On les attendait vers midi.

Velan Granby n'a pas tardé à mettre en place des mesures préventives. Une poignée de policiers et d'agents de sécurité ont été dépêchés sur les lieux peu avant midi. Ils ont immédiatement délimité un périmètre de sécurité à l'aide de rubans rouges et jaunes, en plus de restreindre l'accès au stationnement, où une vingtaine d'employés ont fait le pied de grue pendant leur pause-dîner.

Il n'a pas été possible de leur demander plus de détails, la sécurité ayant exigé que La Voix de l'Est ne pénètre pas dans l'enceinte restreinte.

D'autres travailleurs de l'usine de Granby, en vacances ou en congé, ont observé la scène du coin de la rue Georges-Cros, en face de l'usine. Ils avaient eu vent des rumeurs, mais n'en savaient pas plus.

Doutes

Le président du syndicat de Velan Granby, Pierre Paquette, est toutefois venu à notre rencontre. Refusant de commenter la situation de Montréal, il a toutefois soulevé des doutes vis-à-vis de la venue de collègues en colère. «On n'est pas sûrs, mais on a pris des précautions», a-t-il expliqué.

M. Paquette a indiqué avoir communiqué avec son homologue montréalais, mais que ce dernier n'était pas au courant de quelque coup d'éclat que ce soit.

Même son de cloche du côté de la CSN. «On n'est pas au courant. Nous n'avons pas reçu de demandes, donc si quelque chose s'est organisé, c'est une initiative locale», a fait savoir Dave Parent, conseiller du service des communications de la centrale syndicale.

Réagissant à l'entente survenue à Granby, le président du syndicat a affirmé, par ailleurs, qu'en ce qui concerne «les déplacements de matériel, c'est le statu quo.» «Mais on a quand même réussi à aller chercher de bons gains pour Granby, a-t-il fait valoir. L'enjeu, c'était surtout la flexibilité et nous, on l'avait déjà dans notre usine.»

Au moment de quitter les lieux, hier en fin de journée, aucun autobus venu de Montréal n'était venu troubler la quiétude de l'entreprise.

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