15e Défi têtes rasées de Leucan: l'initiative granbyenne a fait boule de neige

Zackary Larrivée atteint d'un sarcome d'Ewing à la... (photo Catherine Trudeau)

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Zackary Larrivée atteint d'un sarcome d'Ewing à la hanche et enfant porte-parole du Défi têtes rasées de Granby, a eu la chance de donner les premiers coups de rasoir sur la tête de son père, Pascal.

photo Catherine Trudeau

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Un record Guinness a possiblement été établi dans le cadre du 15e Défi têtes rasées de Leucan, hier, au Québec.

«On a effectué un minimum de 1000 rasages aujourd'hui!», lance fièrement au bout du fil Joany Boulanger, conseillère communications et marketing chez Leucan, en rappelant que le record actuel est de 662 têtes rasées. Reste maintenant à faire parvenir des preuves de cet exploit aux instances des records Guinness, et à obtenir l'homologation, indique Mme Boulanger. Les fonds recueillis, soit près de 5 millions$, serviront à appuyer la recherche clinique et à offrir des services adaptés aux enfants malades ainsi qu'à leurs proches.

En plus de tenter de battre ce record mondial, le Défi têtes rasées Leucan, qui se déroulait à 19 emplacements à travers le province, célébrait son quinzième anniversaire. Le défi est parti tout petit, ici même à Granby, grâce à l'initiative de Serge Tremblay, qui a été sacré bénévole de l'année lors du concours Gens de coeur, chapeauté par Radio-Canada. En obtenant cette distinction, il a reçu 21 000$ qu'il a remis à la cause de son choix: Leucan, bien sûr!

Les Galeries de Granby ont accueilli 89 courageux. Leucan Estrie a amassé 71 400$ à Granby hier, incluant la bourse remise par le fondateur de l'événement, et les 21 700$ donnés par le Zoo de Granby.

Le directeur général du Zoo, Paul Gosselin, était président d'honneur du Défi têtes rasées Leucan de Granby. Sept collègues de travail et lui ont adopté la coupe « coco rasé » pour l'occasion, en plus de multiplier les activités de financement. Ainsi, hier, l'accès au zoo ne coûtait que 5$ pour les détenteurs de la carte loisir de Granby. Cet argent était additionné au chèque donné à Leucan.

Quand la vie bascule

La journée a débuté par des discours et un décompte. Partout au Québec, le défi commençait à 10h30, pas une minute de plus ou de moins, afin d'être conforme aux règles des records Guinness. Pascal Larrivée, le père de l'enfant porte-parole a été le premier à passer sous le rasoir... tenu par son fils.

Zackary, 12 ans, a fait le défi il y a deux ans, bien avant de savoir qu'il aurait lui-même besoin de l'aide de Leucan. Le 25 septembre, sa vie a basculé lorsqu'un sarcome d'Ewing a été détecté à sa hanche droite. Le sportif et joueur de hockey, qui évolue avec le Titan de l'école secondaire du Verbe divin, a depuis subi plusieurs traitements de radiothérapie. Il lui reste six traitements de chimiothérapie. Lui et sa famille ont tout de suite été pris en charge par l'équipe de l'hôpital, mais aussi par celle de Leucan, qui leur a offert soutien et activités.

 «C'était spécial parce qu'au début, quand j'ai commencé à perdre mes cheveux, c'est lui qui m'a rasé», a-t-il dit après avoir rasé son père, ajoutant à la symbolique du geste. Des amis d'école et même une enseignante ont fait la file pour se faire raser les cheveux. «C'est spécial qu'autant de gens se réunissent pour la cause. Le monde est plus sensibilisé.»

Moins nombreuses, des femmes ont pris leur courage à deux mains et demandé aux coiffeuses de faire ce qu'il fallait, en échange d'un chèque au nom de Leucan. Certaines à la longue crinière, comme Édith ou Geneviève, ont fait le saut, non sans émotion.

Des participants s'assoyaient sur ces chaises après l'avoir déjà fait par le passé. «Je trouve que c'est intéressant pour les enfants malades de faire des activités», a lancé Madeleine, en s'installant pour la cinquième fois sur la chaise de Leucan. Jonathan (huitième fois) et son père Gaétan (deuxième fois) l'ont fait pour les enfants atteints d'un cancer eux aussi. Ils ont eu à vivre le deuil d'un parent décédé après avoir combattu la maladie.

Le jeune Félix-Antoine a fait couper sa crinière pour la deuxième fois, après avoir fait du porte-à-porte, de la sollicitation à l'école et obtenu l'appui de sa famille.

Et il y a eu les premières fois. Dans chaque regard brillait la fierté.

- Avec la Presse Canadienne

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