Jean Boissonneault «virait tout au cul»

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Jean Boissonneault à son arrivée au palais de justice de Granby.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Un ancien ami proche de Jean Boissonneault a dressé un portrait peu flatteur de l'ex-coureur automobile, hier, en cour.

Avec l'accusé, «ça virait tout le temps au cul», a déclaré Steve Bouffard, appelé à la barre par la Couronne. «Il ne pouvait pas trouver une fille juste belle. Il disait souvent: elle, je la pognerais par en-arrière et...»

M. Boissonneault, accusé d'agression sexuelle sur quatre mineures, avait le regard insistant envers les jeunes filles, selon le témoin, et «était toujours après leur pogner les fesses».

Leur amitié s'est effritée lorsque M. Bouffard est tombé sur des vidéos que l'accusé conservait et qui montraient l'une des présumées victimes en train de prendre sa douche ou de se changer.

«Il m'a dit "ferme ta yeule avec ça, le gros, elle est mineure et je pourrais aller en-dedans avec ça"», a raconté le témoin au quatrième jour du procès. M. Boissonneault lui aurait aussi montré une photo de l'entrejambe d'une des plaignantes, prise alors qu'elle avait environ 14 ans.

«Impensable»

«Pourquoi n'êtes-vous pas allé voir la police?», a demandé Me Roger Paquin, à la défense. Steve Bouffard a répondu que «c'était impensable» à cause des liens qui unissaient la famille de Jean Boissonneault, propriétaire d'une compagnie de remorquage, aux policiers.

Il a indiqué avoir fait une copie d'une des vidéos incriminantes «dans le but de protéger [la présumée victime]», mais l'avoir effacée par la suite. Pourquoi? «Je me suis dit qu'avec ses connexions avec la police, y'a personne qui va me croire, a-t-il répondu. J'avais peur que ça se "revire" contre moi.»

Soudeur de profession, M. Bouffard, 37 ans, a déjà été photographe de course pour l'accusé. Il le considérait comme un frère. «On était deux grands chums», a-t-il dit. Il a cessé de parler à M. Boissonneault lorsque celui-ci a été accusé au criminel, en 2011.

«Je suis encore outré de ce pourquoi il est accusé», a dit le témoin, ajoutant s'être indigné que «la famille Boissonneault répandait partout en ville que les accusations étaient tombées, que c'était un coup monté». Interrogé par la défense, M. Bouffard a toutefois admis avoir tenté une réconciliation avec son ancien ami, l'an dernier.

Absence

Trois des quatre présumées victimes de Jean Boissonneault, qui avaient 8, 12 et 17 ans au moment des faits reprochés, ont déjà témoigné à son procès. La quatrième devait être à la barre hier, mais elle ne s'est pas présentée.

Me Karim AinMelk, du ministère public, a dit espérer qu'elle puisse donner sa version des faits lors d'une des deux prochaines journées d'audience réservées pour cette cause, lundi et jeudi prochains, devant la juge Julie Beauchesne.

Jean Boissonneault, 31 ans, a plaidé non coupable aux accusations qui pèsent contre lui.

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