Bonin et Goulet s'affrontent

Richard Goulet a fait hier soir une première... (photo Julie Catudal)

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Richard Goulet a fait hier soir une première apparition à la séance du conseil depuis sa défaite à la mairie en novembre 2013. Il s'oppose au projet de centre aquatique de l'administration Bonin.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Adversaires à la table du conseil durant quatre ans et lors de la dernière campagne électorale à la mairie de Granby, Pascal Bonin et Richard Goulet ont croisé le fer hier soir. Au coeur du différend: le projet de centre aquatique que l'actuelle administration Bonin a élaboré.

«Je suis fortement opposé à la réalisation d'une piscine de 35 millions$, que j'appelle un palace d'eau. Il y a d'autres projets plus prioritaires», a lancé M. Goulet, en citant la modernisation des usines de filtration et d'épuration de la Ville.

Au lendemain de sa défaite électorale à l'automne 2013, M. Goulet avait affirmé vouloir respecter son devoir de réserve. Bref, il avait l'intention de ne plus se mêler de politique municipale. Mais hier soir, il est sorti de son mutisme. Et la rencontre des opposants de longue date a, comme par le passé, généré quelques bonnes flammèches.

Car contrairement à Pascal Bonin et à d'autres membres du conseil, Richard Goulet est convaincu que l'actuelle piscine Miner n'a pas atteint sa fin de vie utile. «J'ai vu le rapport (sur l'état de l'infrastructure). La piscine pourrait être réparée pour 5 ou 6 millions$ et elle serait encore bonne pour plusieurs années», a lancé M. Goulet.

Ce dernier affirme ne pas être contre la construction d'une nouvelle piscine. Mais, à ses yeux, il serait préférable d'attendre la confirmation d'un programme de subvention qui permettrait aux gouvernements provincial et fédéral d'assumer les deux tiers des coûts, plutôt que les citoyens aient à payer la moitié de la facture du projet, dont les coûts estimés par l'administration ne sont pas de 35 millions$, mais plutôt de 30 millions$.

visions différentes

Que fera le conseil municipal si les subventions ne sont pas au rendez-vous? a aussi voulu savoir Richard Goulet, tout en laissant entendre qu'il militerait contre le projet en cas de référendum.

Richard Goulet a aussi remis en question les coûts d'achat - qu'il juge trop élevés - du terrain des Industries Cresswell, où doit être construit le centre aquatique.

À quelques reprises, le ton a monté d'un cran entre Richard Goulet et Pascal Bonin. Et chacun a défendu sa vision de l'administration de la Ville. Même les toilettes publiques du centre-ville, sujet de discorde notoire entre les deux hommes, ont été évoquées.

Pascal Bonin a dit «redresser», depuis son arrivée à la mairie, les finances publiques qui, selon lui, avaient été mises à mal au cours des dernières années. «Vous allez redresser les finances publiques en investissant 35 millions$ dans une piscine?», a raillé Richard Goulet qui a occupé la période de questions durant une trentaine de minutes.

Bataille électorale

«Si vous voulez faire la bataille électorale en 2017, ça me fera plaisir», a à un moment lancé Pascal Bonin. «Si ce n'est pas moi, ça sera quelqu'un d'autre», a laissé tomber M. Goulet.

Ce dernier a quitté la salle du conseil peu de temps après la période de questions. Au terme de la séance, le maire Bonin a dit avoir du mal à comprendre la démarche de son prédécesseur. «Ça n'avait pas d'utilité et c'était contraire à tout ce que M. Goulet a dit durant huit ans, avec sa philosophie de faire progresser la Ville», a-t-il déclaré.

Pascal Bonin estime avoir gagné en maturité depuis son arrivée à la mairie, tandis que, selon lui, M. Goulet est «resté au même point», «au combat de coqs». «On a cherché à me faire sortir de mes gonds et à faire un bon spectacle, mais je suis resté calme et j'ai dit ce que j'avais à dire. J'ai trouvé ça inutile, insipide et sans saveur», a-t-il laissé tomber.

À Richard Goulet qui pourrait militer dans un référendum pour un camp du non, Pascal Bonin suggère... le golf. «C'est une activité beaucoup plus apte, quand on est à la retraite, que les référendums», a-t-il laissé tomber aux médias.

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