Fantasme

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Normalement j'hésite, dans cette chronique, à parler de sujets que je pourrais être appelé à couvrir en tant que journaliste neutre, mais je vais faire une exception.

Avant l'une des récentes assemblées du conseil de Val-des-Cerfs, il faisait beau. Des commissaires scolaires prenaient l'air dans le stationnement arrière du centre administratif, rue Court. D'autres fumaient. Le président, en sandales, et le directeur-général par intérim se promenaient parmi l'auditoire - exceptionnellement nombreux ce soir-là -, discutant avec l'un et l'autre, dont les présidents des syndicats d'employés.

Il y avait une ambiance d'ouverture, de collégialité. On le sent aussi durant les séances: ceux qui montent au lutrin pour prendre la parole ne sont plus systématiquement limités à cinq minutes, et les dirigeants réservent quelques moments, à la fin, pour répondre aux questions plus fines (même si ceux qui les posent ne sont pas toujours fins).

J'ignore si ça va durer, mais une chose est sûre, je n'avais jamais vu ça. Et je suis convaincu que les spectateurs apprécient. Pas juste les journalistes.

Je ne pense pas que ça va amener des masses de monde aux séances du conseil de la commission scolaire (normalement les derniers mardis du mois à 19h30), mais en tous les cas, c'est une amélioration.

La prochaine étape serait de rendre ces assemblées un peu plus dynamiques, mais je pense que Val-des-Cerfs a d'autres chats à fouetter ces temps-ci... Ce sera pour une autre fois.

Mais le cas échéant, je me porte volontaire pour entonner a cappella le célèbre tube Hot for Teacher du groupe Val Halen (1984), histoire de secouer la baraque. Mais ce n'est qu'un fantasme.

Et comme certains fantasmes, il est préférable qu'il reste comme tel.

Contentement

Dans la vie, il y a ceux qui boivent du café et ceux qui n'en boivent pas. Personnellement, je ne me vante pas d'en boire. Mais avez-vous remarqué que ceux qui n'en boivent pas prennent toujours la peine de vous le mentionner avec un certain contentement, voire une suffisance, l'air de dire: «MOI, je n'ai pas besoin de ÇA pour fonctionner, mais vous, les FAIBLES, continuez de vous droguer avec cette mixture précolombienne amère si vous voulez.»

Tu ne bois pas de café? Bravo! Ça fait de toi un être vraiment exceptionnel. Avec tout ce temps libre, tu peux m'en faire une tasse.

Plaisir

Une lectrice m'a interpellé cette semaine. En passant, ça fait toujours drôle de se sentir semi-connu. La plupart du temps, on me reconnaît à l'épicerie. Parfois dans la rue. Plus rarement au sex-shop. Et prochainement, peut-être, dans une vente de garage à Bromont, événement que la Ville branchée appelle élégamment «Foire du réemploi», parce que vente-débarras, ça fait pauvre, tsé.

Cette lectrice, donc, fan de la première heure - ou ventilateur neuf, c'est selon - m'a demandé, avec un sourire coquin que n'aurait pas dédaigné Catherine Deneuve, si je faisais exprès de placer au moins un mot bizarre/rare/biscornu dans chaque chronique (je viens de le faire, dret là) et si je n'y prenais pas un malin plaisir.

La réponse est oui. Et je m'en excuse pour tous ceux que ça énerve. Chaque fois, je me dis naïvement que ceux pour qui le mot ne sonne aucune cloche vont chercher ce que ça veut dire dans un livre de référence, au pire le googler. Mais je sais bien qu'en ces temps d'instantanéité, de «temps réel» (et le temps irréel, lui?) et de vidéos de chat, on n'a cure des dictionnaires.

Mais je vis d'espoir que quelqu'un, quelque part, me comprenne. Et pour citer François Pérusse, je vis aussi d'espomme, d'esprune et d'estoutes sortes de fruits.

Ha ha ha.

 

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