Pour éviter d'être saisi : le cri du coeur de Patrick Desautels

Pour parvenir à payer la somme due et... (Photo Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

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Pour parvenir à payer la somme due et éviter la saisie, Patrick Desautels compte émettre des parts privilégiées de son entreprise à ceux qui veulent l'aider en investissement entre 100 $ et 2000 $.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Sainte-Christine) «Ce n'est pas la charité qu'on veut. On souhaite se sortir du pétrin», confie Patrick Desautels, le propriétaire de l'entreprise Les Plantons A et P située à Sainte-Christine. Il lance un véritable cri du coeur pour ramasser plus de 43 000$ sous peine de voir ses biens être saisis.

«J'ai deux solutions. La première est super simple, c'est de faire faillite, fermer les portes et c'est fini. Ou l'autre, on se retrousse encore les manches et on continue. C'est cette version-là qu'on a décidé de prendre, mais pour ça on a besoin d'aide», raconte l'homme de 34 ans, qui a traversé une douloureuse épreuve lorsque ses trois enfants ont été assassinés par leur mère en 2012.

Le serriste a perdu la bataille juridique intentée par son voisin, au Jardin de Jean-Pierre, qui se plaignait de la fumée abondante et selon les dires des propriétaires, nauséabonde qui émanait du système de chauffage de l'entreprise exploitée par M. Desautels et sa famille, soit des chaudières artisanales.

En janvier dernier, la Cour d'appel a tranché en faveur du voisin de la famille Desautels. Condamné à verser 43 836$, Patrick Desautels dit avoir essayé de le contacter pour trouver un arrangement pour le paiement. «J'ai tenté de communiquer avec eux une fois, deux fois, et j'ai réalisé que ça n'a pas fonctionné quand j'ai reçu la visite du huissier mardi. J'ai su qu'il n'y avait pas de possibilité de s'entendre. On s'était déjà préparé à payer ça, mais disons que l'huissier est arrivé un mois trop vite.»

Son plan pour parvenir à payer cette somme et ainsi, éviter la saisie, est d'émettre des parts privilégiées de son entreprise à ceux qui veulent l'aider en investissement entre 100$ et 2000$. «On s'engage dans trois ans à commencer à rembourser selon les moyens qu'on aura tous ceux qui nous auront prêtés», dit-il.

Son délai est court. Il doit remettre la somme d'argent vendredi prochain sans quoi il devra rencontrer l'avocat de ses voisins pour lui fournir la liste de ce qu'il possède, puis le processus de saisie s'enclenchera, explique-t-il.

C'est pourquoi il a lancé un appel à tous, mardi soir, sur sa page Facebook. En plus de raconter les grandes lignes de la poursuite, il demande l'aide à son entourage pour payer cette dette dans l'objectif de poursuivre les activités de son entreprise. «Tous mes souvenirs des 3 petits anges sont dans cette compagnie et son environnement», conclut-il dans son message.

«C'est pour ça qu'on a le programme de parts qui vont pouvoir nous aider et éventuellement on pourra rembourser tout le monde, a-t-il expliqué en entrevue téléphonique avec La Voix de l'Est, confiant d'amasser l'argent nécessaire. Je m'engage personnellement à rembourser tout le monde.»

Les personnes intéressées à lui offrir de l'aide peuvent le contacter par courriel au cihm@hotmail.com.

Tous les détails dans notre édition de vendredi

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