Manège équestre de Bromont: encore des remous au conseil

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On voit ici Fanny Poisson, l'instigatrice de la pétition réclamant aux élus de revenir sur leur position au sujet du manège équestre. La Bromontoise a déposé un document regroupant 322 signataires, lors de la séance du conseil municipal, lundi.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) C'est devant une salle bondée qu'une dizaine de citoyens ont vertement critiqué le projet de manège équestre de Bromont, lundi, lors de la séance ordinaire du conseil. La transparence de la Ville dans le dossier a aussi été éclaboussée à quelques reprises.

Le projet de manège équestre, adopté le 13 avril en séance extraordinaire même s'il ne répondait pas à toutes les exigences du Plan d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA), a soulevé l'indignation au sein de la population. Fanny Poisson n'a pas hésité à passer de la parole aux actes en lançant une pétition, trois jours plus tard, réclamant aux élus de revenir sur leur décision.

La Bromontoise a déposé, à la dernière séance du conseil, un document regroupant les noms et commentaires de 322 signataires, cristallisant le mouvement contestataire. «Nous, citoyens de Bromont, demandons au conseil municipal de revoir sa décision prise le 13 avril dernier où l'aval a été donné au plan de construction du manège intérieur. Considérant que le comité consultatif d'urbanisme de Bromont et que des experts mandatés par la Ville se sont opposés au projet, nous vous demandons de retourner le [comité organisateur] des Jeux équestres de 2018 à la planche à dessin afin de proposer un projet de construction rassembleur et surtout intégré au milieu environnant afin de préserver le caractère champêtre du chemin de Gaspé», indique la pétition.

Tir groupé

Plusieurs citoyens ont emboîté le pas à l'instigatrice de la pétition, tirant à boulets rouges sur le manège projeté sur le site du Parc équestre olympique. Francine Moreau est du nombre. Voici un extrait de la missive déposée par la Bromontoise lors de la séance du conseil: «Je tiens à vivre dans un milieu où les relations sont harmonieuses. Où il est possible de [poser] des questions, d'exprimer son désaccord sans être de facto perçu comme un ennemi (...) Je suis inquiète de voir la Ville s'enliser dans l'opacité. La réunion du conseil tenue dans la presque clandestinité le soir du 13 avril dernier en est un exemple des plus désolants. Je suis navrée et intriguée aussi de voir le conseil municipal désavouer son équipe d'urbanistes ainsi que le CCU dans le cas de l'imminente construction d'un manège aux allures d'entrepôt, dans ce qui est probablement le site le plus grandiose de tout Bromont. Jusqu'à récemment, des affiches placées sur l'autoroute indiquaient: "venez voir notre âme". J'ose croire que Bromont n'est pas en train de vendre la sienne.»

Les propos de Denise Lecat allaient dans le même sens. «Quand je vois le détail que Bromont met pour faire des bâtiments qui ont de l'allure pour ensuite voir [le manège], je suis choquée, Mme la mairesse, a-t-elle clamé. Je pense qu'il y a matière à faire mieux, sans nécessairement dépenser plus. Mais ça, c'est laid.»

De son côté, Émile Lambert-Deslandes, un articulé jeune homme de 17 ans, y est allé d'une intervention bien sentie. «Soyons clairs, je pense que les Jeux équestres représentent une opportunité pour notre ville, a-t-il fait valoir. Un événement vaut-il vraiment la défiguration complète d'un de nos plus beaux coins? Mme la mairesse, avez-vous seulement pris le temps de vous informer si les générations futures étaient intéressées par le legs que vous désirez leur laisser?» «Pour le sport, pour la jeunesse, nous avons tout ce qu'il faut pour être la capitale du sport équestre», a répondu Pauline Quinlan.

Le président de la Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS), Marcel Bundock, responsable de la conformité technique du manège équestre, a tenu à calmer le jeu à la fin de la période de questions. «Le 13 avril, la SACS s'est engagée à mettre sur pied un comité de travail pour voir ce qui pourrait être fait en ce qui concerne l'enveloppe du manège. Et on travaille là-dessus depuis ce jour-là.»

Glissement

Plaidant pour une «réelle démocratie» à Bromont, Michel Renaud a à son tour pris la parole devant les membres du conseil municipal. «Dans plusieurs dossiers, dont le manège et le Val 8, il y a comme un glissement qui se fait. Comme si on vous élisait pour prendre toutes les décisions, indépendamment de ce qui vient des citoyens. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la démocratie.»

Quant au conseiller municipal Louis Villeneuve, il a interpellé la greffière de la Ville, Johanne Skelling. Son intervention portait sur l'obligation ou non d'aviser les citoyens de la teneur des séances extraordinaires. «Si l'administration municipale ou la mairesse décide de ne pas informer les citoyens, ça peut se faire sans problème?» «En effet, a-t-elle indiqué. La loi est muette sur plusieurs points, dont celui-là. On dirait qu'elle n'a pas été mise à jour par rapport à toute l'utilisation des médias.»

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