Cégep de Granby : des coupes plus élevées que prévu

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«Ce n'est plus possible de répondre aux attentes, dit le directeur général du Cégep de Granby, Sylvain Lambert. On a dépassé la limite acceptable.»

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) L'austérité frappe le Cégep de Granby plus durement que jamais.

Pour la première fois de son histoire, l'établissement de la rue Saint-Jacques accuse un déficit dans ses prévisions pour l'an prochain. Selon les derniers chiffres disponibles, le cégep devra encaisser des coupes de 478 300$ - possiblement récurrentes - et non de 250 000$ comme prévu.

Donc, tout augmente: les frais afférents, mais aussi les frais facultatifs, le prix des services et des activités. Les conseillers d'orientation se feront moins disponibles. Même la collation des grades est menacée en 2015-2016. «Les gens devront mettre plus souvent la main dans leur poche», résume le directeur général du cégep, Sylvain Lambert.

Excédé, le conseil d'administration du cégep a adopté une résolution condamnant les nouvelles compressions, une autre première. Trop, c'est trop, dit le dg. «Ce n'est plus possible de répondre aux attentes. On a dépassé la limite acceptable.»

Les hausses de frais se situent davantage en périphérie des cours, «mais ça fait partie de l'expérience éducative», plaide M. Lambert. «On ne veut pas devenir une "boîte à cours". Ça risque de rendre l'expérience du cégep moins intéressante et d'avoir un effet sur la réussite scolaire.»

Sylvain Lambert ne croit toutefois pas que ça nuise à l'accès aux études supérieures; la Fondation du cégep et le centre de dépannage demeurent pour aider les moins nantis. «On veut éviter que [les hausses de frais] ne compromettent l'accessibilité», dit-il.

Étiré au maximum

Du point de vue administratif, M. Lambert assure que le cégep a «étiré l'élastique au maximum» et qu'il est «au minimum du personnel d'encadrement». «La nouvelle coupe est impossible à avaler sans qu'il y ait d'impact», dit-il.

Si d'aventure la coupe se voulait récurrente, le cégep devra augmenter ses revenus autonomes et regrouper des services entre établissements. «Mais ça n'arrivera jamais à la hauteur des compressions», dit le dg.

«On a aussi espoir d'un réinvestissement en éducation. D'ici là, il faudra tenir le coup et être créatifs. On fait déjà moins d'achats, on récupère davantage, mais tu peux seulement faire ça un bout de temps.»

D'autant plus que la paperasse s'est multipliée dans l'administration, alors que le personnel se fait plus rare. Tant chez les cadres que chez les employés, l'exaspération est de plus en plus répandue. «Il y a un "assez, c'est assez" qui se dessine, et pas juste de gens du domaine de l'éducation.»

Sylvain Lambert réitère que toute coupe en éducation est dommageable. «Ce sont des choix très malheureux, dit-il. C'est l'éducation qui fait qu'on va avoir une société plus prospère.»

 

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