Fraude : Revenu Québec frappe dans la région

Quatorze perquisitions ont été réalisées sur le territoire... (Photo Janick Marois)

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Quatorze perquisitions ont été réalisées sur le territoire desservi par La Voix de l'Est, soit à Granby, Roxton Pond, Shefford et Saint-Paul-d'Abbotsford. Des commerces et des résidences ont reçu la visite des enquêteurs.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Quatorze perquisitions ont été réalisées par Revenu Québec à Granby, Shefford, Roxton Pond et Saint-Paul-d'Abbotsford, hier, dans le cadre d'une opération d'envergure. Les enquêteurs voulaient ainsi mettre fin à un stratagème de fraude fiscale qui aurait permis à des sociétés et à des individus d'obtenir illégalement de très importants remboursements de taxes.

«C'est une enquête majeure. On parle de plusieurs millions de dollars qui sont en cause», a expliqué Stéphane Dion, chef des relations publiques et porte-parole de Revenu Québec, hier matin.

Une centaine d'enquêteurs et d'informaticiens de Revenu Québec, accompagnés des corps policiers, ont exécuté 23 mandats de perquisition dans les régions de la Montérégie, de l'Estrie et des Laurentides. L'opération, baptisée Chariot, visait une vingtaine d'individus et neuf sociétés.

«L'objectif est très simple: c'est d'obtenir le maximum d'informations et beaucoup de documents qui seront par la suite épluchés avec attention et qui seront analysés pour déterminer si des accusations pénales doivent être déposées», explique M. Dion, en précisant que les sociétés ciblées proviennent de différents secteurs d'activité.

Quatorze adresses ont été visitées sur le territoire desservi par La Voix de l'Est, hier, dont huit à Granby. On parle de commerces et de résidences qui correspondaient notamment à l'adresse où était enregistrée une société, par exemple.

Une entreprise de Saint-Paul-d'Abbotsford figure parmi celles visitées par les enquêteurs. La propriétaire de l'endroit, rencontrée à son domicile, a fait savoir que son commerce n'avait rien à voir avec la perquisition. Les enquêteurs sont d'ailleurs repartis les mains vides de chez elle, a-t-elle fait valoir.

Le nom des entreprises visées par l'enquête, tout comme celui des individus, n'a pas été dévoilé par Revenu Québec, hier, puisqu'aucune accusation n'a été déposée pour le moment. «Ce sont des enquêtes qui sont très longues, qui sont complexes. Il faut prendre le temps de bien analyser les documents obtenus et de monter la preuve pour déposer des accusations», explique M. Dion.

L'enquête pourrait également permettre d'établir s'il existe un lien entre certaines des sociétés visées par l'investigation ou pas. «Pour l'instant, il est trop tôt pour le dire», dit le porte-parole.

Les personnes qui pourraient être accusées au terme de l'enquête s'exposent à de graves sanctions. «Tout dépend des faits reprochés. Il peut avoir des amendes importantes ou des peines d'emprisonnement qui peuvent aller jusqu'à cinq ans en fonction des lois fiscales qu'on administre», explique Stéphane Dion.

 

Tous les détails dans notre édition de jeudi

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