Val-des-Cerfs sabre 430 000 $

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Le «plan d'optimisation» de la commission scolaire a été adopté à l'unanimité, hier soir.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Question d'amoindrir les coupes annoncées dans les services aux élèves, la commission scolaire du Val-des-Cerfs sabre 430 000$ dans son administration.

«On veut prêcher par l'exemple, a déclaré le président Paul Sarrazin, hier soir, en séance extraordinaire. On ne pourra pas plaire à tout le monde, mais on veut être à l'écoute pour prendre les meilleures décisions possible dans les circonstances.»

Pour parvenir à ce montant, la commission scolaire supprimera deux postes de cadre - non dévoilés - à son centre administratif et il y aura «révision des rôles». Le conseil des commissaires renonce aussi au reste de son budget discrétionnaire alloué pour le reste de l'année.

Val-des-Cerfs ne participera pas non plus au prochain congrès des commissions scolaires, à Laval. «Dans le contexte qui prévaut, il est normal qu'on demande un effort à tous nos employés», a dit M. Sarrazin.

Grâce à ces économies, des assouplissements aux coupes présentées en mars sous le nom de «plan d'optimisation» ont été dévoilés. Au cours des trois prochaines années, un seul poste de psychoéducateur sera aboli par attrition au lieu de deux et les postes de psychologues seront moins coupés que prévu. En contrepartie, deux postes de conseillers pédagogiques seront abolis au lieu d'un seul.

Un réinvestissement sera fait au budget de la réussite éducative, un montant «d'une hauteur substantielle». «Nos règles budgétaires n'ont pas été précisées encore», a indiqué le directeur général par intérim, Éric Racine.

La formation générale aux adultes perd du financement, mais la formation professionnelle, elle, gagnera du galon. Finalement, une réserve de 10 000$ supplémentaire est allouée à la surveillance des élèves en milieu défavorisé.

Val-des-Cerfs n'exclut pas des «pistes d'optimisation additionnelles», soit des économies supplémentaires dans le transport hors secteur, l'entretien des bâtiments ou la tarification de la surveillance du dîner, par exemple.

Avec tout ça, «on est convaincus qu'on pourra atteindre nos objectifs financiers», a dit Éric Racine. Val-des-Cerfs doit faire des économies de 7,4 M$ sur trois ans afin d'atteindre l'équilibre budgétaire. Le plan d'optimisation ajusté a ensuite été adopté à l'unanimité, hier.

Déception

Une vingtaine d'employés ont assisté à la présentation et tous ont affirmé leur déception, même s'ils reconnaissent l'effort supplémentaire apporté par la commission scolaire. «Les élèves seront pénalisés quand même», a dit une enseignante.

«On a l'impression d'avoir gagné quelque chose, mais en fait, non», a ajouté un de ses collègues.

«Je reste mécontent, même si c'est vrai que c'est moins pire, a dit Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska. N'oublions pas qu'on est dans un contexte où il y a déjà une carence dans les services aux élèves. Au final, ils en ont moins.»

«Tout le monde est affecté, reconnaît le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin. Ce n'est un party pour personne, ce soir. Mais nous sommes tributaires des décisions du gouvernement et nous avons fait un travail sérieux.»

Un commissaire, Pierre Lavoie, a suggéré aux employés mécontents de ne s'en prendre désormais qu'au gouvernement. «Maintenant, faites vos revendications auprès de Québec, du député Bonnardel ou du ministre Paradis, par exemple. Comme ça, vous avez peut-être une chance de faire bouger les choses en haut, pour sauver l'éducation au Québec.»

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